Le diabète est une maladie chronique affectant le pancréas et la régulation de la glycémie dans le sang. C’est une maladie chronique qui nécessite un suivi à vie. Elle touche de nombreuses personnes en France, qu’elles soient jeunes ou plus âgées, avec ou sans surpoids. La mise en place d’un traitement médical adapté, en fonction du type de diabète, permet de contenir la maladie et d’éviter les évolutions et les complications possibles. Une bonne hygiène alimentaire, la pratique d’une activité sportive ainsi qu’une assiduité optimale dans la prise du traitement permettent de stabiliser la maladie.
En complément du suivi habituel, la cure thermale peut aider certaines personnes diabétiques à mieux gérer leur maladie et à améliorer leur qualité de vie. Grâce aux soins thermaux, à l’accompagnement médical et aux programmes d’éducation thérapeutique proposés dans certaines stations thermales, les curistes peuvent apprendre à mieux comprendre leur pathologie, retrouver une activité physique adaptée et adopter de nouvelles habitudes de vie.
Les établissements thermaux spécialisés dans les affections digestives et maladies métaboliques accueillent chaque année des patients souffrant de diabète de type 1, de diabète de type 2 ou de troubles métaboliques associés.

La cure thermale sera prescrite comme complément éducatif dans le traitement global de la maladie. Un séjour dans un établissement thermal apporte des réponses aux questions des patients et les accompagne dans la mise en place de règles d’hygiène de vie adaptées.
Le séjour thermal permet notamment :
Les soins thermaux sont associés à un suivi médical et à des ateliers éducatifs qui aident les patients à mieux gérer leur glycémie au quotidien.
Certaines stations thermales proposent également des programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) dédiés au diabète de type 2.
Le diabète de type 1 apparaît généralement chez les sujets jeunes. Il nécessite un traitement par insuline quotidien.
La cure thermale peut aider les patients à mieux vivre avec leur maladie grâce à un accompagnement éducatif, une reprise d’activité physique et un suivi personnalisé.
Le diabète de type 2 représente la forme la plus fréquente de diabète. Il est souvent associé à la sédentarité, au surpoids et aux troubles métaboliques.
Dans ce cadre, la cure thermale peut accompagner :
Certaines stations proposent des programmes spécifiques dédiés au diabète de type 2.
Une cure thermale pour le diabète repose sur une approche globale du patient. Les bénéfices observés concernent principalement la qualité de vie, les habitudes alimentaires et l’activité physique.
Les soins thermaux peuvent contribuer à :
Les cures thermales sont particulièrement intéressantes pour les personnes souffrant également de surcharge pondérale, de syndrome métabolique ou de douleurs articulaires associées.
La prescription d’une cure thermale à un patient diabétique est fréquente.
La cure peut être particulièrement utile dès les premières étapes de la prise en charge.
Une cure thermale conventionnée est une prise en charge globale. Les soins d’hydrothérapie et de pélothérapie réalisés au quotidien (bain, douche sous-marine, cure de boisson, modelage, cataplasme de boue) se basent sur les vertus des minéraux et des oligo-éléments contenus dans l’eau minérale thermale.
En fonction du type de diabète, les résultats ne seront pas les mêmes. Ainsi, les soins à base d’eaux thermales permettront :
Des bénéfices peuvent être observés sur le plan vasculaire, musculaire, anti-inflammatoire et digestif.
Les établissements thermaux prenant en charge le diabète disposent l’agrément en affections digestives et maladies métaboliques, qui fait partie des 12 orientations thérapeutiques reconnues par la Sécurité sociale.
Les Thermes de Vals-les-Bains
Les Thermes de Brides-les-Bains
Les Thermes de Capvern-les-Bains
Les Thermes de Castera-Verduzan
Les Thermes de Châtel-Guyon
Les Thermes de Contrexéville
Les Thermes d’Évian-les-Bains
Les Thermes du Boulou
Les Thermes de Montrond-les-Bains
Les Thermes de Plombières-les-Bains
Les Thermes de Vichy
Les Thermes de Thonon-les-Bains
Les Thermes de Vittel
Les cures thermales conventionnées reposent sur différents soins réalisés avec de l’eau minérale thermale et de ses dérivés (boue ou gaz).
Selon les établissements, les curistes peuvent bénéficier :
Ces soins, prescrits par le médecin thermal, sont complétés par un suivi médical et, dans certains établissements, par des ateliers nutritionnels ou des programmes d’éducation thérapeutique.
Certaines stations thermales proposent des programmes d’éducation thérapeutique destinés aux personnes diabétiques.
C’est notamment le cas des Thermes de Brides-les-Bains avec le programme “Vivre avec le diabète”.
Ces programmes réunissent différents professionnels de santé :
Les ateliers permettent notamment :
L’objectif de ce programme ? Mieux connaître sa pathologie, la maîtriser et réduire les risques.
La réalisation d’une cure thermale est encadrée par des décrets.
Ainsi, pour être prise en charge, une cure thermale doit :
Si l’ensemble des conditions est réuni, la cure thermale sera prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 70% du forfait de surveillance médicale et à 65% du forfait thermal. En fonction des contrats établis, la part restante (nommée ticket modérateur) pourra être prise en charge par la mutuelle du curiste.
Cependant, la cure thermale ne peut être efficace à la condition de :
La réalisation d’un programme d’éducation thérapeutique reste à la charge du patient.
Il n’est pas rare de devoir faire face à plusieurs pathologies chroniques. La cure thermale en double orientation est alors une solution adaptée qui permettra de soulager plusieurs pathologies lors d’un seul séjour sans entraîner d’effet secondaire, par exemple le diabète et l’arthrose ou toute autre pathologie liées à la rhumatologie

Il existe un grand nombre de combinaisons de cures ayant une double orientation. Cependant, tous les établissements ne sont pas en mesure de la proposer.
L’alimentation du diabétique est l’un des piliers fondamentaux du traitement mais également de la prévention. Afin d’apprendre à la personne diabétique les aliments adaptés, en quelle quantité et surtout lutter contre les idées reçues, certains établissements peuvent proposer aux curistes des ateliers diététiques. Ce type d’atelier permet d’apprendre aux curistes comment se resucrer lors d’une d’hypoglycémie, d’apprendre à lire les étiquettes ainsi qu’à cuisiner… Cela a pour objectif de permettre un équilibre du diabète ainsi que, si besoin, une perte de poids.
Le sport est bon pour le corps et l’esprit. Il permet à la personne diabétique de s’évader mais également de perdre du poids. Le sport a un réel impact sur la glycémie et permet de la diminuer. De plus, le diabète étant une maladie silencieuse, qui touche les vaisseaux sanguins et les organes à bas bruit, il est important de protéger ses artères par le sport.
Les mini-cures thermales sont des séjours courts et flexibles, conçus pour tous ceux qui souhaitent prendre soin d’eux mais qui ne peuvent pas se libérer durant 3 semaines. Que ce soit pour prévenir certaines complications du diabète, soulager des problèmes existants ou se relaxer dans un environnement paisible, la mini-cure thermale est idéale.
Les cures thermales spécialisées en affections digestives et maladies métaboliques sont les plus adaptées aux personnes diabétiques. Certaines stations comme Brides-les-Bains, Vichy ou Capvern-les-Bains proposent des programmes spécifiques.
La cure thermale ne remplace pas le traitement médical du diabète, mais elle peut aider certains patients à améliorer leur hygiène de vie, reprendre une activité physique et mieux gérer leur glycémie.
Oui, une cure thermale prescrite par un médecin peut être prise en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.
Oui, certaines stations thermales proposent une double orientation permettant de prendre en charge simultanément le diabète et les douleurs articulaires.
Une cure thermale conventionnée dure 18 jours de soins répartis sur 3 semaines.
La cure thermale constitue une approche complémentaire et ne remplace jamais le suivi médical ni le traitement prescrit par le médecin.
Article publié par Laura Dupuy
1509