Comment se déroule une cure thermale aux thermes de Vittel durant la crise sanitaire ?

Depuis plus de 10 ans, Claudine se rend en cure thermale à Vittel. Cette année sa cure thermale s’est déroulée comme à l’accoutumée, malgré le Covid-19. Elle partage avec nous son expérience.

Source photo : https://www.fondation-patrimoine.org/

Source photo : https://www.fondation-patrimoine.org/

Quelle a été votre première impression lors de votre arrivée en cure thermale ?

Une très bonne impression.
Cela fait 10 ans que je viens suivre une cure aux thermes de Vittel. Étant une habituée, je savais à quoi m’attendre. Tout s’est donc déroulé comme à l’accoutumée, sans aucune mauvaise surprise malgré le contexte sanitaire actuel.
La seule différence par rapport aux autres années, est la modification de mes horaires de soins durant ma première semaine.

Avez-vous hésité à maintenir votre cure ?

J’avais quelques appréhensions. Le virus étant invisible, je me posais des questions, surtout avec les nombreuses interrogations de mon entourage. Mais connaissant très bien le centre thermal de Vittel, la qualité des soins et les équipes, je n’ai pas beaucoup hésité.
Dès mon arrivée, je me suis sentie en sécurité.

Avez-vous dû réaliser un test Covid-19 avant votre départ ?

Le centre thermal demande que le rendez-vous avec le médecin thermal soit effectué obligatoirement 1 ou 2 jours avant le début de la cure. Cela permet au médecin d’évaluer notre état de santé général.

Quelles sont les mesures mises en place au sein des thermes ?

Le masque est obligatoire dès l’entrée et nous devons le conserver en tout temps.
Des sens de circulation ont été installés, du gel hydroalcoolique et des lingettes sont à disposition dans la totalité de l’établissement ainsi que dans les vestiaires et au niveau des ascenseurs.
Une importante signalétique a été prévue afin d’éviter tout croissement entre les curistes ou avec les personnes se rendant à l’accueil.

La salle de repos et l’espace tisanerie ont également été fermés

A notre arrivée, nous devions mettre nos effets personnels dans un sac et le laisser au vestiaire.  Notre peignoir et notre serviette nous été remis dans un autre sac.

Avez-vous pu pratiquer d’autres activités en dehors de la cure thermale ?

Tout s’est passé comme les autres années, je n’ai pas remarqué de différences par rapport à mes temps libres habituels.

Quels conseils donneriez-vous aux curistes sur le point de partir ou à ceux  qui sont encore incertains ?

Chaque curiste est considéré en tant que personne et tout le personnel est à l’écoute. S’il y a quoi que ce soit, les infirmières, les hôtesses d’accueils et l’ensemble du personnel sont disponibles.
Les hydrothérapeutes connaissent la qualité des soins réalisés. Malgré la charge de travail supplémentaire afin d’appliquer les règles sanitaires et de désinfecter la totalité des surfaces, elles faisaient leur maximum. Le personnel a beaucoup de courage.
Toutes les consignes imposées sont appliquées et respectées. C’est très important de le mentionner, c’est vraiment rassurant.
Je pars en cure thermale à Vittel chaque année car je connais la qualité des soins et la propreté du centre. Mais cette année, le nettoyage était encore plus appuyé.
C’est à chacun de faire attention et de prendre ses précautions, mais les thermes ont pris d’importantes dispositions pour que tout se déroule au mieux.

Comment se déroule une cure thermale à Balaruc-les-Bains durant la crise sanitaire liée au Covid-19 ?

Aujourd’hui dans notre nouvelle catégorie d’interview, nous partons à la rencontre d’Annick, curiste à Balaruc-les-Bains depuis de nombreuses années. Prévue début mars, sa cure thermale a été décalée en raison du confinement lié au Covid-19.
Toutefois, Annick n’a pas hésité à partir en cure thermale ce mois-ci, elle nous raconte son expérience.

Source photo : Thermes de Balaruc

Source photo : Thermes de Balaruc

Quelle a été votre première impression lors de votre arrivée en cure thermale ?

Beaucoup d’organisation de la part des Thermes de Balaruc-les-Bains afin de gérer au mieux cette situation et de donner satisfaction aux curistes.
Le médecin thermal m’a également assuré que toutes les dispositions avaient été mises en place pour garantir la sécurité de tous.

Avez-vous hésité à maintenir votre cure ?

Ma cure avait déjà été décalée, puisque je devais  initialement partir en mars. Je n’ai pas hésité à me précipiter pour faire ma cure cette année, afin de ne rien perdre. Concernant l’hébergement, je me suis organisée et je n’ai eu aucun souci à trouver une location pour la durée de mon séjour.

Avez-vous dû réaliser un test Covid-19 avant votre départ ?

Non, on ne me l’a pas demandé.
Le curiste devait et doit se prendre en charge, c’est-à-dire estimer s’il est en pleine santé pour venir aux thermes chaque jour afin de suivre sa cure.
Nous restons également sous le contrôle du médecin thermal qui nous reçoit en consultation plusieurs fois durant notre séjour.

Quelles sont les mesures mises en place au sein des thermes ?

Le masque est obligatoire dans l’établissement thermal, chacun doit venir avec le sien.
Des sens de circulation ont été mis en place, du gel hydro-alcoolique est mis a disposition dans la totalité de l’établissement thermal, quasiment à tous les coins de rue si je puis dire [rire].
Tout est fait au mieux pour répondre aux normes sanitaires.
Rien ne peut être parfait, mais tout a vraiment été fait au mieux afin que le curiste puisse passer sa cure thermale sereinement.

Est-ce que vous deviez porter un masque durant les soins collectif ?

Le masque est obligatoire uniquement durant les déplacements dans le centre.
Durant les soins collectifs, il n’est pas obligatoire. Par exemple, lors du soin en piscine, nous sommes installées à distance, une place sur 2.

Quels changements importants avez-vous constaté par rapport aux autres années ?

L’affluence.

Tout était très calme, il y avait beaucoup moins de monde qu’à l’accoutumé.
Ce que j’ai trouvé désagréable a été le comportement de certains curistes qui ne sont pas habitués au fonctionnement ultra moderne des thermes, d’autant plus durant cette période où tout doit être contrôlé.
Le personnel est là pour travailler, discuter par sympathie mais le personnel est appelé à d’autres soins, à autre chose surtout en cette période où la charge de travail est très importante et contraignante pour eux. Certains ne l’ont malheureusement pas compris et ne sont pas pleinement dans une démarche médicale.
Je viens à Balaruc-les-Bains pour suivre une cure thermale de grande qualité, il ne s’agit pas de vacances. Si Balaruc-les-Bains a une telle réputation c’est évidemment pour sa rigueur, la qualité de ses soins et son personnel.
Je souhaite dire haut et fort que j’ai vu durant ma cure thermale de très gros efforts réalisés par l’établissement. Même si malheureusement, d’autres personnes le critiqueront. Durant ma cure, j’ai eu face à moi un personnel charmant et conciliant, faisant face à des critiques très déplacées.

Quels conseils donneriez-vous aux curistes sur le point de partir ou à ceux  qui sont encore incertains ?

Qu’il ne faut pas se poser des questions et partir confiant !

Je pense que quasiment tout est pensé, rien n’est parfait, mais je pense que les thermes frôlent la perfection.
On ne pourra pas enlever la peur qu’ont certaines personnes, mais il faut savoir relativiser car tout a été fait afin que ce ne soit pas une année perdue pour les curistes.
Les thermes de Balaruc-les-Bains ont une réputation à conserver. S’ils sont le premier établissement thermal de France, c’est que la qualité des soins, l’accueil et le professionnalisme du personnel sont fondamentaux.
Il faut faire confiance aux thermes, c’est un système sérieux. Il faut se méfier des critiques infondées de certains curistes.

INTERVIEW DU MOIS – Une cure thermale à Saujon pour retrouver son équilibre et lâcher-prise.

Découvrez l’établissement thermal de Saujon avec son directeur, le docteur Olivier Dubois. 


Portrait du Docteur Dubois Saujon

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis le docteur Olivier DUBOIS, psychiatre. J’exerce en clinique et je suis également médecin thermal. Je dirige l’exploitation thermale de Saujon qui se compose d’un centre thermal et de 2 cliniques privées, toutes en psychiatrie. Notre particularité est que nous évoluons à la fois dans le thermalisme et dans l’hospitalisation.
Nous avons une activité assez éclectique dans le domaine qu’est la psychiatrie.
En France, nous sommes la seule destination thermale à ne faire que de la psychiatrie et à avoir destiné l’ensemble de notre activité autour de celle-ci.

Pouvez-vous nous présenter la station thermale de Saujon ?

Les thermes de Saujon sont indiqués dans la prise en charge des affections psychosomatiques (PSY).
Au niveau des soins, comme pour l’ensemble des stations thermales françaises, nous avons une convention très précise. Nous proposons des soins comme les massages, les douches ou encore la piscine.  Nous avons également un centre de remise en forme qui nous permet d‘apporter des soins plus spécifiques et plus individuels à nos curistes.
Notre particularité, à Saujon, est que nous avons développé l’école thermale du stress. Nous avons débuté cette activité en 2012 et aujourd’hui elle réunit 300 à 400 patients chaque année. Cette école propose des ateliers, d’une durée d’une à trois semaines, dépendamment de la durée des séjours thermaux. Ces séjours sont basés sur la gestion du stress, le burn-out, les problèmes de sommeil, les douleurs chroniques ou encore sur le sevrage aux anxiolytiques.
Nous avons réalisé plusieurs études scientifiques qui ont démontré l’efficacité des cures thermales dans le traitement de l’anxiété ainsi que dans l’arrêt des médicaments anxiolytiques.

Nous travaillons également sur la préparation à la cure, c’est une révolution dans le domaine. En effet, nous avons constaté que plus les patients lâchent prise et sont dans une attitude de détente et de relâchement, plus ils voient une amélioration durable et spectaculaire dans le temps.
Au contraire, pour un  patient qui ne lâche pas prise,  le résultat est très différent voire inexistant.
À Saujon, nous avons donc décidé de travailler de façon très importante sur la préparation à la cure, nous y sommes très attentifs.

Comment accompagnez-vous vos curistes dans ce « lâcher-prise » ?

Aujourd’hui, c’est quelque chose qui est réalisé très tôt. Cela fait partie de notre communication, cette information se retrouve dans nos livrets et nos dépliants.
Nous avons réalisé une étude scientifique (Saujon LP) qui a démontré l’efficacité spectaculaire du lâcher-prise. On présente généralement l’étude aux curistes qui viennent chez nous.

Au niveau intellectuel, nous travaillons sur des programmes au sein d’un groupe de travail comprenant 4 universitaires. Nous sommes actuellement entrain de lancer une étude scientifique sur le programme de lâcher-prise, afin d’évaluer ce qui fonctionne avec un modèle et des règles de prise en charge précises. Cela permettra de définir l’ensemble des activités qui vont avec ce projet.

À l’heure actuelle, le constat est simple, beaucoup de nos curistes sont des personnes qui sont fatiguées et stressées. Soit stressées pour de bonnes raisons, soit parce qu’elles ont en elles une inquiétude et une anxiété qui les submergent.
Les sources d’anxiété sont parfois très banales, cela peut être une mauvaise relation au travail, des tensions à la maison ou un problème de santé. Dans certains cas, cela peut prendre des proportions parfois excessives, voire disproportionnées, créant une obsession empêchant les personnes de déconnecter. Cela entraine une tension quasi permanente.

La cure thermale se traduit par une acceptation de « rentrer dans une démarche de lâcher-prise ». C’est très important que la personne soit dans cette acceptation. Les soins thermaux de la cure viennent compléter ce processus global.

Combien de cure thermale sont nécessaires aux patients afin d’observer des effets sur le long terme ?

Il n’est pas possible de répondre de manière uniforme à cette question, car les problèmes sont très différents, il y a plusieurs modèles.
Il y a celui de la personne qui fait une dépression ou qui a un trouble anxieux réactionnel, rien de très inquiétant. Généralement, elle sera déstabilisée durant 6 mois voire 1 an.  La cure thermale sera donc une aide pour lui, la seconde cure thermale sera justifiée par une séquelle de fatigue ou un besoin de confiance à rétablir.
Puis, il y a les personnes qui font des cycles de 3 cures. On a vu par le passé, que ce cycle de 3 cures avait du sens pour beaucoup de gens qui sont ancrés dans la notion de 3 cures consécutives. Cela étant, beaucoup de troubles anxieux durent 2 à 3 ans.
Et puis, il y a des gens qui sont des anxieux chroniques qui ont tendance à tout le temps aller un peu mal. Moins ces personnes sont prises en charge, plus elles tombent. De la même façon, elles ont tendance à prendre des médicaments. Beaucoup de personnes viennent en cure tous les ans  pour retrouver un niveau d’équilibre qui va durer durant plusieurs mois, voire toute l’année. Ces personnes ne voient plus la cure comme un moment permettant de passer un coup dur, mais comme un système équilibrant.

Face à la pandémie actuelle, vous avez été très présent sur les réseaux sociaux afin d’accompagner les curistes dans cette période, qu’en est-il ressorti ? 

Tout d’abord, nous avons constaté des gens en détresse. On s’est rendu compte que la cure est un fonctionnement bien particulier et que  de nombreux curistes croient à cette démarche thérapeutique et la perçoivent comme performante et efficace.
Sur les réseaux sociaux, nous avons rencontré des personnes qui ont été très heureuses qu’on s’occupe d’eux et qu’on ne les laisse pas tomber. Le confinement a été source de stress et de risques. De nombreuses personnes ont eu peur de perdre leur équilibre.
La cure thermale est un mode de fonctionnement unique qui ne correspond à rien d’autre.  En effet, l’autre mode c’est l’ambulatoire, mais il ne répond pas à la prise en charge d’une souffrance permanente. L’hospitalisation n’est pas non plus adaptée, encore moins durant cette période de Covid-19.
Il fallait donc trouver une formule intermédiaire, les réseaux sociaux nous ont permis de garder un contact et des liens.

Au niveau de la filière thermale, pensez-vous que cette crise aura un impact durable ? Sur les capacités d’accueil des curistes par exemple. 

Évidement, certaines personnes auront une certaine appréhension à revenir en cure. Cette situation a créé des peurs, plus ou moins justifiées. Certaines peurs sont ancrées chez des personnes.
Les gens rencontrés en cure, notamment en affections psychosomatiques, sont des personnes très sensibles à ces arguments et à ces peurs. Cela va donc forcement créer des réticences.
Toutefois, lorsqu’on aura rassuré les gens et lorsqu’ils auront compris que tout sera sécurisé, tout ira mieux.
Au niveau de la cure thermale de Saujon, à la réouverture qui aura lieu le 22 juin, il y aura :

  • des horaires de passages,
  • des limitations du nombre de passage dans une même heure,
  • des circuits qui permettront aux curistes de peu, voire pas, se croiser,
  • des masques s’il y a des lieux de croisements,
  • aucun soin collectif.

L’établissement sera également ouvert de 7h à 20h, afin que les curistes puissent venir sur des horaires très étalés. Nous allons organiser les choses, de manière à ce que tout cela se fasse dans les meilleures conditions possibles.

Comment envisagez-vous la réouverture ?

Au sein des thermes, nous sommes prêts, nous avons réfléchi à toutes les organisations, que ce soit les masques, la prise de température à l’entrée, le nombre de patient par heure, la fermeture de la piscine ainsi que les circuits de déplacements.
Durant cette période de fermeture forcée,  nous avons réalisé un grand nombre de travaux d’amélioration. Nous avons profité de ces 3 mois d’arrêts afin de réaliser des travaux prévus dans les mois et les années à venir.
Nous avons remis la station à neuf, nous avons revu l’ensemble de la ventilation, nous avons refait le système des vestiaires et nous avons créé un accueil. Nous avons dépensé plus de 1 millions d’euros.
Cette décision très particulière a été prise à un moment donné où nous n’avions plus d’argent, c’est paradoxal, mais maintenant nous sommes prêts pour fonctionner non stop durant 2 ans.
Dès le 22 juin, nous accueillerons nos curistes dans des conditions optimales.

Pour ce qui est de la réouverture, nous n’avons pas d’inquiétude. On voit bien qu’au début les gens hésitent à reprendre leurs habitudes. Puis au bout de quelques semaines, quelques mois, la grande majorité des gens retrouvent confiance.

Quelles seront les conséquences psychologiques du Covid-19 sur notre société ? Comment la cure thermale pourra-t-elle accompagner les personnes en souffrance ?

Ce qui est important à passer comme message, c’est qu’il y aura une conséquence psychologique qui sera importante. En effet, on parle de 30% de personnes qui auront été perturbées par le Covid-19. On parle de 5% de personnes qui pourront avoir des conséquences sur les 3 prochaines années, ce sont les chiffres qui ressortent, au niveau de différentes études publiées.
Dans notre activité, nous voyons apparaître des signes forts d’un accroissement de la souffrance psychologique.
Notre société va vivre, dans les prochains mois, une perturbation secondaire à cette histoire. Généralement, dans les périodes de crise, on est plus résistant, on est plus solide. Après la crise, on va sans doute avoir des personnes qui seront moins bien. Généralement des personnes très sensibles qui ont pris sur elles. Certaines d’entre elles auront certainement des réactions psychologiques.
Il semble que la cure puisse être un lieu adapté pour permettre à ces gens d’aller mieux et de prendre du recul.
La cure est une démarche qui permet de lâcher-prise et de retrouver un équilibre, un rythme et une certaine force dont ils ont besoin et dont ils avaient perdu la capacité.
Le lâcher-prise thérapeutique est important. Il ne doit pas être confondu avec le lâcher-prise banal. En effet, le lâcher-prise thérapeutique est une véritable action qui englobe toute une démarche et un environnement.

Nous allons créer prochainement des stages post Covid-19. Ils nous permettront d’aborder des questions concernant la peur de la maladie, le traumatisme du confinement ainsi que la confrontation à la mort qui a été induite. Tous ces aspects émotionnellement forts seront mis à plat durant ces stages, afin d’échanger avec les patients.

 

Thermes Adour, un groupe Landais qui joue à l’extérieur

Découvrez le groupe thermal Thermes Adour aux côtés de Michel Baqué.

ITW Michel Baquet - Thermes Adour

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Président du groupe thermal Thermes Adour. Originaire du Sud-Ouest, je suis passé par l’école du rugby, ce qui m’a inculqué certaines valeurs et le travail en équipe. C’est pour cela que nous travaillons en équipe au sein de Thermes Adour.

Pouvez-vous décrire les activités du groupe Thermes Adour à nos lecteurs ?

Le groupe Thermes Adour a été fondé à Dax dans les années 60, par Roger Junca qui a créé un plusieurs établissements. Aujourd’hui, nos activités s’opèrent sur les 2 stations thermales du Grand Dax : Dax et Saint-Paul-lès-Dax.

Sur ces 2 stations, nous gérons 3 établissements thermaux à Dax (Les Thermes des Arènes, les Thermes du Grand Hôtel, Les thermes Régina ) ainsi que 3 établissements thermaux à Saint-Paul-lès-Dax (Les Thermes Sourcéo, les Thermes des Chênes, les Thermes Christus).

Nous proposons des solutions d’hébergement intégrées sur la totalité de nos centres thermaux. Cela nous permet d’accueillir plus de 26 000 curistes par an auxquels nous offrons une gamme complète d’hébergements. En effet, nous disposons de résidences, d’hôtels et d’un camping.

Ces activités de thermalisme et d’hébergement sont complétées par notre centre d’aqualudisme de 4000 m2 à Saint-Paul-lès-Dax : Sourcéo, qui est l’un des rares centres aquatiques à fonctionner avec de l’eau minérale naturelle.

 Quelles pathologies traitez-vous et comment les prenez vous en charge ?

 Nous avons 2 orientations thérapeutiques qui sont la rhumatologie et la phlébologie.

Nous avons la chance, sur le bassin dacquois, d’utiliser pour notre médecine naturelle trois matières premières antidouleurs produites à proximité :

  • L’eau thermale
  • Le péloïde qui est une boue récoltée dans des barthes de l’Adour, puis maturée, traitée et conditionnée sous contrôle hygiénique et sanitaire. Elle est certifiée par le label Aquacert.
  • Le Dax Therpin qui est un extrait de térébenthine, il est utilisé lors des douches térébenthinées.

Ces 3 éléments naturels sont au service d’une médecine naturelle.

Quels sont vos points forts ?

Les équipes de Thermes Adour jouent un rôle essentiel. Elles représentent un personnel qualifié, formé régulièrement et qui sait parfaitement prendre en charge nos patients.
Nous travaillons avec eux au travers d’améliorations continues afin que les curistes se sentent bien dans nos établissements.
Lorsqu’on vient dans un établissement du groupe Thermes Adour, on est dans des établissements à taille humaine où les curistes se sentent privilégiés.

Nous investissons chaque année dans nos centres afin de maintenir, rénover et adapter les différents équipements mis à disposition.
Afin de proposer une prise en charge globale et complète du patient, nous travaillons sur la prévention et l’éducation à la santé ainsi qu’un large panel d’ateliers tels que le Qi Gong, la sophrologie, l’hypnose, l’ergothérapie mais également des activités sportives adaptées comme la marche nordique.
Nous avons la chance de bénéficier d’un environnement privilégié, que ce soit au cœur des forêts landaises ou le long des berges de l’Adour, il faut en profiter.

L’ensemble de nos ateliers est animé par des intervenants qui sont formés « ETP 40 heures », car nous souhaitons rester dans ce cadre de médecine thermale.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres établissements thermaux ?

D’abord, nos établissements thermaux sont de taille modérée, ce qui nous permet d’avoir un visage humain pour nos curistes. Nous bénéficions aussi de la force d’un groupe, ce qui nous permet de travailler sur différents programmes avec des médecins.

Nous avons également une double certification avec le label Aquacert HACCP ainsi qu’une certification ISO 9001 version 2015, qui est tournée vers la satisfaction du client (mais qui inclut également l’environnement et la sécurité).

Nous proposons une prise en charge à 360° grâce à l’implication d’experts médicaux. Nous cherchons toujours à enrichir notre prise en charge en développant de nouveaux programmes avec des médecins. Nous bénéficions d’ailleurs de l’appui de coachs certifiés « ETP 40 heures »
Nous collaborons également avec le Docteur Patrick Sichère qui est rhumatologue, spécialiste de la douleur et de la fibromyalgie.
Tout cela nous permet d’offrir un panel complet pour le curiste tout en respectant ses besoins. La cure doit être un moment privilégié, cela signifie qu’il faut avoir du temps libre afin de profiter de notre belle région et prendre du temps pour soi.

En quoi consiste votre spécialisation dans la fibromyalgie ?

Dans le cadre de l’orientation en rhumatologie, nous travaillons plus particulièrement la fibromyalgie où nous sommes l’une des premières destinations pour les fibromyalgiques.
Nous nous ajustons à la problématique de cette affection pour adapter nos soins. Ce sont des personnes en souffrance, c’est à nous de travailler avec eux et de nous adapter, tant au niveau des soins et de la technique que de la disponibilité du personnel. La cure thermale doit être une réussite en terme de réduction du degré de douleur.

Dans nos établissements, nous avons un programme d’ETP dédié à la fibromyalgie (Fibre’Eaux) et validé par l’ARS.
Ce programme est réalisé  sur des périodes précises afin de pouvoir regrouper plusieurs personnes. En effet, lors de ces programmes nous avons des groupes de parole, cela permet aux curistes de partager certaines problématiques communes. Tout cela est guidé et encadré par des infirmières formées à ce type de pathologies.

Quelles sont vos nouveautés pour la saison thermale 2020 ?

Pour les personnes atteintes de fibromyalgie, souvent insomniaques, nous proposons une cure se déroulant l’après-midi.
Cette cure permettra à ces personnes, qui ont souvent du mal à se lever le matin, de ne pas avoir la pression de se lever vite pour être à l’heure aux soins.
Nous souhaitons nous mettre à leur disposition et nous adapter à leurs besoins.

Pourquoi avoir repris la concession de l’établissement thermal d’Alès-les-Fumades dans les Cévennes ?

Nous avons travaillé afin de constituer une base solide de soins de qualité, d’activités adaptées ainsi que de programmes de certifications. A partir de ce socle, nous pouvons commencer à envisager de croître hors de nos bases, dans une volonté de grandir de manière maîtrisée.
Nous avons saisi cette opportunité avec Alès-les-Fumades qui nous correspondait. Le pays cévenol est une destination nature authentique. C’est également un établissement thermal à taille humaine, avec des projets qui peuvent se développer dans le temps. Nous souhaitons bien faire les choses, c’est pour ça que nous travaillons dans la durée.
Cette nouvelle activité permet de nous déployer progressivement tout en combinant nos savoir-faire. Cela nous permet également d’inclure de nouvelles orientations thérapeutiques au sein du groupe Thermes Adour. La station d’Alès-les Fumades a, outre la rhumatologie, l’orientation en dermatologie, en voies respiratoires ainsi qu’en affections des muqueuses bucco-linguales.
Tout cela nous a intéressé.

C’est un travail de longue haleine, nourri par le dialogue avec les collectivités locales, afin de dégager un projet pérenne.
Nous sommes au tout début, nous avons d’une part un programme d’investissement avec une partie concernant la rénovation et la restructuration des installations existantes. D’autre part, nous avons un programme concernant l’agrandissement des thermes, la construction d’une résidence, d’un centre aquatique et d’un SPA.
Pourquoi ? Parce que nous restons sur ce que nous savons faire, c’est notre leitmotiv. Nous continuons sur nos fondamentaux.

L’établissement thermal restera-t-il ouvert durant les travaux ?

C’est un des points essentiels du programme. Nous avons souhaité que l’établissement reste ouvert durant les travaux.

Cela nous a amené à trouver avec les architectes un système permettant de faire des travaux tout en maintenant l’exploitation.
Quelque part, c’est positif, le curiste verra en  temps réel l’évolution et l’agrandissement de ses thermes qu’il connaît.

Projetez-vous de racheter d’autres centres thermaux dans les prochaines années ?

Aujourd’hui, nous commençons à sortir de nos bases, cela nous a permis de développer notre savoir-faire sur la reprise du centre thermal d’Alès-les Fumades.

Nous allons continuer dans cette démarche, à notre rythme, dans les prochaines années en dehors de notre périmètre landais.

Interview du mois – France Thermes, un groupe thermal en pleine expansion

France Thermes est un opérateur français très important sur le marché du thermalisme et du tourisme de santé. Aujourd’hui, Monsieur Sylvain Sérafini, le Président Directeur Général, nous en dévoile plus sur son fonctionnement et son concept thermal unique en France.

Portraits de Sylvain Serafini - Paris
Pouvez-vous présenter le groupe France Thermes ainsi que votre concept de « Resort » à nos lecteurs ?

Le groupe France Thermes est né en 2009 avec la reprise du site de Bagnoles-de-l’Orne en Normandie. Il est devenu par la suite le BO Resort, ce qui illustre la particularité du groupe France Thermes. En effet, nous sommes spécialisés dans la création de « Resort Thermaux et Touristiques », c’est-à-dire l’association de l’ensemble des services nécessaires aux curistes sur un même site et de manière non exclusive.
Ainsi, un curiste à la possibilité de réserver uniquement des soins de cure, sans hébergement, au sein de notre Resort. A contrario, nous avons la capacité de combiner l’ensemble des services nécessaires pour le séjour du curiste à partir d’un seul opérateur : le Resort Thermal.
Notre modèle est déjà mis en place à Bagnoles-de-l’Orne, il est déjà possible sur le site de Vichy et il est entrain de voir le jour sur les sites de Châtel-Guyon et de Salies-de-Béarn.

Comment vous est venue l’idée de créer ce type de concept ?

Nous parlons toujours d’usage et de facilité d’usage.
Lorsque le curiste vient séjourner 3 semaines dans une destination qu’il ne connaît pas, nous comprenons qu’il puisse trouver le cheminement de réservation long, lourd et complexe.

L’idée du Resort est de proposer un service qui va permettre au curiste de simplifier toutes ses démarches, tant au niveau de la réservation que concernant son séjour et sa vie durant la cure.

Le Resort Thermal permet d’avoir un interlocuteur unique pour prendre en charge la partie soins mais également afin d’organiser avec lui l’ensemble de son séjour. Encore une fois, nous ne sommes pas exclusifs puisque sur toutes nos destinations, nous travaillons avec tous les modes d’hébergements disponibles.
A partir de sa réservation de cure, un curiste peut réserver l’ensemble des éléments de son séjour (soins, hébergement, restauration, activités annexes et parfois même le transport). Notre réflexion s’appuie sur la question « Comment simplifier le parcours amont de la cure ? » afin que le séjour soit le plus simple possible.

Cette année, nous avons appris votre rachat concernant la Compagnie des Eaux de Vichy. Pourquoi avoir choisi de racheter ce groupe ?

Pour nous, Vichy présente plusieurs intérêts.
D’abord, nous sommes très proches de notre modèle de Resort puisque la Compagnie de Vichy comprend 3 établissements, dont 2 de soins et 1 SPA d’eau thermale, 7 hôtels donc 7 modes d’hébergement, de la restauration ainsi que des activités annexes. L’ensemble est très cohérent par rapport au mode d’organisation que nous revendiquons.
De plus, les indications traitées, la rhumatologie et le système digestif, notamment avec le traitement du surpoids ou des maladies métaboliques, nous paraissent très intéressantes en terme de réponse à l’attente des curistes.

Et puis évidemment, l’aura de la marque Vichy ainsi que son ouverture à l’international représentent pour nous un intérêt important.

Quel avenir désirez-vous pour cette station thermale française iconique ?
Avez-vous pour projet d’obtenir un nouvel agrément ? Par exemple celui en dermatologie. Vichy étant connue mondialement pour ses cosmétiques et ses vertus en dermatologie.

La station thermale de Vichy accueille une grande partie de la population nationale. Elle reçoit également une clientèle internationale dont certaines nationalités sont traditionnellement accueillies à Vichy. Le marché russe en fait partie, complété en ce moment par des visiteurs chinois.
Vichy est une exception française du fait de sa notoriété, cette exception a un intérêt pour nous afin d’ouvrir l’offre thermale à d’autres marchés, même si ces marchés restent secondaires par rapport à notre clientèle française.
Notre ambition est de continuer à travailler sur les indications existantes, la rhumatologie, les affections digestives et les affections urinaires. Nous allons continuer à renforcer la pertinence et peut-être même la gamme d’offre existante pour traiter ces indications.
Pour le moment, la dermatologie n’est pas un sujet à l’ordre du jour dans nos investigations. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne le sera jamais.

De quoi sera composé le nouveau Resort de Vichy ?

Nous avons actuellement deux axes sur lesquels nous sommes en train de travailler. Pour être transparent, nous sommes encore en train de réaliser le plan stratégique avec les équipes de Vichy. Ce plan sera finalisé cette fin d’année ou début de l’année prochaine.

Ce que l’on sait déjà aujourd’hui, c’est que nous avons 2 axes de travail :

  • la reconfiguration et la mise à niveau de certains équipements déjà existants.
  • l’adjonction de nouveaux services et de nouveaux équipements.

On saura précisément comment ils se déploieront dans les mois à venir.

Est-ce que les établissements thermaux de Vichy resteront ouverts durant la période des travaux ?

Aujourd’hui, il n’y a aucune interruption de service qui est programmée.
L’ensemble du parc sera fonctionnel et nous continuerons d’accueillir dans de bonnes conditions l’ensemble des curistes sur les cures conventionnées, soit sur les thermes Callou soit sur les thermes Les Dômes.
Que pouvez-vous nous dire sur le très récent rachat de la station thermale de Salies-de-Béarn ?

La station thermale de Salies-de-Béarn est une ville située dans le Sud-Ouest de la France. Elle détient 3 orientations thermales : la rhumatologie, la gynécologie ainsi que les troubles du développement de l’enfant qui sont des indications très pertinentes en terme de réponse à l’attente de nos curistes.
Nous souhaitons y réaliser un complexe mariant soins thermaux et hôtellerie haut de gamme, pour un investissement de l’ordre de 15 à 16 millions d’Euros. L’ensemble des travaux permettra de mettre en place notre modèle de Resort thermal.
Ce rachat étant très récent, nous sommes en train de mettre en place notre plan stratégique pour les mois à venir.

Après Bagnoles-de-l’Orne, Châtel-Guyon, Vichy et Salies de Béarn, le groupe France Thermes souhaite-t-il continuer son développement de Resorts thermaux et touristiques en France ?

La réponse est oui.

Notre philosophie n’est pas d’avoir le plus grand nombre de stations mais de dénicher des « pépites » thermales soit existantes, soit à configurer ou à reconfigurer. Nous nous intéressons toujours à la qualité de l’eau, à l’environnement direct de la station et à la manière dont nous pourrions développer notre concept de Resort thermal.
On continue donc à s’intéresser, en termes de développement, à de nouvelles destinations pour créer de nouveaux Resorts thermaux France Thermes.
Nous privilégions la qualité et l’originalité de chacun de nos Resorts, tant sur nos indications thérapeutiques que sur l’apport d’une offre de qualité différente, tout en développant notre concept de Resort.

Interview du mois – Le Cluster Aqui O Thermes, moteur de l’économie thermale en Nouvelle-Aquitaine

Découvrez le fonctionnement du Cluster Aqui O Thermes, aux côtés de Monsieur Arnaud Laborde qui en est le Président.

Monsieur Arnaud Laborde

Pouvez-vous vous présenter et présenter le Cluster Aqui O Thermes ?

Je suis Arnaud Laborde, le Directeur des thermes de Saubusse. Je suis également le Président du Syndicat des Établissements des Landes ainsi que le Président du Cluster thermal Aqui O Thermes.
Le Cluster Aqui O Thermes, créé en 2009, est une association qui réunit l’ensemble des acteurs de la filière thermale (les entreprises, les établissements thermaux, les bureaux d’études, les collectivités thermales, la région et la chambre de commerce) ainsi que des organismes de recherche et de formation comme l’Université de Bordeaux et l’Institut du Thermalisme de Dax.

Pouvez-vous nous expliquer les différents objectifs et les missions du cluster ? 

La principale mission du cluster consiste à fédérer les entreprises afin qu’elles puissent travailler ensemble.
Le cluster permet également de faire connaître le thermalisme. Il porte le développement de la filière thermale de la Nouvelle-Aquitaine notamment avec l’élaboration et la mise en place du Plan Thermal Aquitain.
De plus, il participe à l’amélioration de l’accueil et de la qualité de vie des patients durant leur séjour. Par exemple, sur Dax, le Cluster a mis au point un appartement témoin. Cette étude a sollicité la participation de curistes afin de créer des appartements adaptés à leurs besoins durant leurs séjours thermaux.
C’est quelque chose qui sera peut-être étendu aux autres villes thermales.

En quoi cela consiste-t-il exactement ?

Ce sont des appartements adaptés pour les personnes ayant des difficultés pour se déplacer. L’idée est que ces personnes, arrivant dans cet appartement, aient l’ensemble des facilités pour y séjourner agréablement.

Où en est le plan de développement thermal 2018-2022 de la région Nouvelle-Aquitaine ? Quelles sont les actions mises en place et déjà visibles ?

Cette année, 1.6 millions d’euros ont été attribués pour les travaux de modernisation de plusieurs stations thermales de la région.
De nombreux travaux ont été entrepris au sein des établissements thermaux qui ont renouvelé leur espace boue ou modernisé leur espace bain.
Les travaux sont propres à chaque établissement et ont pour objectif, suivant la possibilité financière, de les soutenir afin qu’ils évoluent de façon favorable.

Quels sont vos domaines de recherche actuels ?

De nombreux programmes d’Éducation à la santé ainsi que des programmes d’Education Thérapeutique du Patient (ETP) concernant la fibromyalgie et l’arthrose sont à l’étude. À Jonzac, le programme « Marchez, Sentez, Cuisinez » est en train d’être élaboré et mis en place.

Le plan thermal aide également les stations à se rendre au salon des Thermalies, en prenant en charge la moitié des frais. Cela permet à presque toutes les stations d’êtres présentes sur le stand de la Nouvelle-Aquitaine.
Concernant les innovations, sur le salon des Thermalies de l’année dernière, le cluster a mis en place un casque de réalité virtuelle. Les gens qui arrivaient sur notre stand en été équipés. Ils pouvaient donc s’imaginer l’établissement thermal ainsi que les cabines de soins.

Quelle est la place du Cluster thermal Aqui O Thermes dans la formation du personnel et dans le développement des compétences thermales ?

L’objectif est que toutes les personnes que l’on embauche comme agents thermaux connaissent les soins. Ces gens sont donc formés sur les mêmes bases ce qui permet à tout le monde de savoir ce qu’est une application de boue ou un bain carbo-gazeux.  Par la suite, les établissements thermaux finalisent la formation selon leurs propres techniques.

Nous avons également mis en place le prix étudiant de l’innovation thermale.
Ce sont plusieurs écoles de la région qui proposent aux étudiants de mettre au point un projet pouvant s’appliquer dans les stations thermales.
Par exemple, le programme « Marchez, Sentez, Cuisinez » de Jonzac, qui permet aux curistes de se promener dans la forêt,  d’être en contact avec la nature, de marcher et ensuite de profiter des soins thermaux est un programme qui a été retenu à la suite de ce concours.
Cette année, ce prix a été lancé début octobre et sera remis à Jonzac, lors des Journées Nationales du Thermalisme.

Pour finir, petit mot concernant la saison thermale 2019 ?

Je pense qu’au niveau de la Nouvelle-Aquitaine, ce sera similaire avec le niveau national. Pour le moment, nous ne connaissons pas les chiffres mais si nous arrivons à avoir un équilibre, ce serait convenable.
Cependant, il ne faut pas s’attendre à une importante évolution. En effet, il y a eu quelques problèmes, par exemple des manques de médecins, qui pénalisent les personnes dès l’arrivée dans la station. Cette pénurie de médecin est un problème que nous sommes entrain d’essayer de résoudre, notamment en proposant aux médecins du salariat et non plus du travail autonome.

Interview du mois – Valvital, un groupe thermal aux projets uniques.

Découvrez le groupe Valvital aux côtés de Monsieur Riac qui en est le Directeur et le Fondateur.

Portrait M Riac valvital

Valvital est le 2ème  groupe thermal français. Il compte actuellement 11 stations thermales réparties sur l’ensemble du territoire.

Pouvez-vous présenter le groupe Valvital à nos lecteurs ?

Je suis Bernard RIAC, le PDG et le fondateur du groupe Valvital.
J’ai créé ce groupe en 1989, nous allons donc fêter ses 30 ans cette année.
Le groupe Valvital est le 2ème groupe thermal français. Chaque année, nous recevons 57 000 curistes conventionnés par la sécurité sociale. Nous avons également un chiffre d’affaires important au niveau du bien-être, de nos 4 résidences et plus récemment d’un hôtel 4* dont nous venons de faire l’acquisition.

Le groupe Valvital a annoncé le développement d’un important projet : Le Grand Nancy Thermal.
Pouvez-vous nous présenter ce nouvel établissement ?

Il y a eu un appel d’offre de la métropole du Grand Nancy. Elle recherchait un concepteur, constructeur et exploitant dans le cadre d’une délégation de service public (DSP). Au bout d’une procédure qui a duré 2 ans, sur un dossier extrêmement complexe, notre projet a été retenu. C’est un projet qui sera de loin le plus grand projet thermal réalisé en France. On est sur un investissement de 97 Millions d’euros.

Il y aura essentiellement 4 volets dans ce projet :

  • Le deuxième volet concerne la partie sportive. Nous allons construire sur un ancien établissement thermal, au centre ville de Nancy, qui était ouvert jusque dans les années 30. Actuellement, sur ce site, il existe la piscine municipale sportive. C’est cette infrastructure que nous allons rénover et agrandir de façon à poursuivre l’activité de piscine sportive et bien-être. Il y aura une piscine olympique couverte et une piscine olympique nordique ouverte toute l’année à l’extérieur pour la nage. A côté de ces piscines, nous aurons également une partie thermo-ludique, notamment avec les toboggans pour les enfants, ainsi qu’une partie ludique pour toute la famille.
  • Ensuite, il y aura une partie SPA dédiée au bien-être. On sera sur le modèle de la thalassothérapie.
  • Pour finir, la partie concernant la résidence hôtelière pour les clients. Elle se trouvera dans le bâtiment et se composera de 72 studios et appartements.

 

Vous allez donc créer un véritable pôle de bien-être au cœur de la ville, c’est très innovant pour la France et rarement vu ?

C’est original car c’est la première fois qu’une station thermale se construit de cette manière, en plein centre ville et en pleine métropole. Nous serons sur un véritable établissement thermal urbain.
C’est un projet innovant mais également complexe. D’abord le projet prévoit d’englober de nombreuses activités sur un site existant, que l’on va doubler en volume. C’est également innovant sur le plan architectural.
C’est un projet très important où beaucoup de choses sont à faire, le montage financier est à la hauteur de l’enjeu.

Quelle est la date d’ouverture prévue de l’établissement ?
Les travaux ont-ils commencé ?

Ce sera pour janvier 2023.

Les travaux n’ont pas commencé. C’est assez complexe car il y a plusieurs étapes. Le permis de construire devrait être déposé rapidement, d’ici un ou deux mois. Ensuite, il y a ce que l’on appelle le recours des tiers. Enfin nous pourrons démarrer les travaux, si tout se passe bien, dès le début de l’année prochaine.

A partir de quand les curistes pourront-ils réserver une cure thermale dans ce nouvel établissement ?

Les curistes pourront réserver leurs cures thermales en 2022, pour une cure thermale en 2023. C’est à dire que dès l’année 2022, les médecins pourront prescrire une cure thermale en rhumatologie au sein de l’établissement thermal de Nancy.

Nous avons également pu lire dans la presse qu’un projet d’ouverture d’un établissement thermal à Saint-Jean-d’Angély était possible. Qu’en est-il ?

En effet, nous avons racheté une source d’eau thermale connue dans la région. Elle est intéressante car son débit est important, nous avons  50m3 par heure à une température de 42°C. Nous avons racheté au même endroit une friche militaire qui été abandonnée en plein centre ville de Saint-Jean-d’Angély. Elle va nous permettre de créer une nouvelle station thermale dans la région Poitou-Charentes.
On espère d’ailleurs pouvoir ouvrir cet établissement en 2024, juste après Nancy.

Est-ce que cette source d’eau thermale a déjà reçu un agrément ?

Elle n’a pas d’agrément, nous venons de démarrer les études pour l’avoir. C’est une eau minérale naturelle mais il nous faut un agrément pour l’orientation en rhumatologie. Nous allons réaliser un module expérimental qui va nous permettre de traiter 120 patients. Ils feront une cure thermale de 3 semaines et à l’issue de cette cure et des études menées, nous pourrons déposer un dossier de demande. Par la suite, nous déposerons un avis à l’Académie de médecine qui permettra au Ministère de la santé de nous octroyer l’agrément.

Comment allez-vous procéder pour trouver ce groupe de personnes nécessaire à la réalisation votre expérimentation ?

Dans un premier temps, nous allons procéder avec les médecins traitants que nous contactons régulièrement. Ils verront naturellement, au niveau de leur patientèle, les personnes qui pourraient être intéressées.

Nous allons également faire une petite promotion de cette étude au niveau de la région.

Aujourd’hui, il n’y a rien. C’est un projet qui a démarré sur le plan de l’étude. Nous sommes actuellement en train de construire ce module expérimental. Il sera éphémère puisqu’il sera détruit à l’issue de l’étude afin de construire les futurs thermes.

Un petit mot sur la saison 2019, comment se déroule-t-elle ? Le dynamisme du groupe Valvital en terme d’investissement profite-t-il d’ores et déjà à l’ensemble de vos établissements ?

Nous poursuivons notre campagne.
On est un groupe thermal français et nous faisons de la publicité au niveau national. On a donc poursuivi en 2019 sur la tendance des années précédentes, avec une petite hausse du nombre de curistes.
De plus, on est très heureux d’avoir ouvert notre premier hôtel 4*  à Lectoure, dans le Gers, qui est une station thermale du groupe Valvital. Dans cet établissement nous avons construit un souterrain pour se rendre directement, depuis l’hôtel, jusqu’au spa ou directement dans le centre de cure thermale.

Nous avons eu une année 2018 chargée avec de nombreux projets. Nous avons notamment récupéré la gestion des thermes d’Enghien-les-Bains près de Paris.

Depuis cette année 2019, nous commençons à développer nos projets et nous allons les mener à terme.

 

 

Interview du mois – Le CNETh, véritable pilier du secteur thermal

Découvrez le CNETh,  une organisation unique en son genre au service du thermalisme, avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER, Délégué Général.

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Le CNETh est le Conseil National des Établissements Thermaux Français. Peu connu du grand public, il est toutefois le garant de ce secteur. Structure incontournable au fonctionnement unique, nous allons vous présenter aujourd’hui ses différentes missions avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER.

Pouvez-vous présenter le CNETh à nos lecteurs ? 

Le CNETh est une organisation professionnelle née en 2012. Il est l’unique syndicat professionnel du thermalisme. À ce jour, le CNETh représente l’intégralité des 109 établissements thermaux, tous adhérents du syndicat professionnel. Comme tous les syndicats professionnels, nous assurons différentes missions :

  • Nous représentons l’ensemble des professionnels du thermalisme français auprès des partenaires institutionnels, c’est à dire des pouvoirs publics et des instances de tutelle. Nous représentons notamment la profession thermale auprès de l’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie), par l’intermédiaire d’une commission paritaire qui est chargée de l’élaboration, de l’application et de l’interprétation de la convention nationale thermale.
    Nous sommes en effet liés à l’assurance maladie par une convention quinquennale, renouvelée en décembre 2017, qui sera appliquée jusqu’en 2022. C’est dans ce cadre que nous représentons nos adhérents, en particulier lorsqu’il y a un litige lié à l’application de la convention nationale thermale.
    Le Ministère de la santé est notre second interlocuteur public, notamment dans le cadre de la préparation des lois et des règlements. Nous sommes consultés, généralement, en amont de la publication d’un décret ou d’un quelconque texte de lois touchant au thermalisme.
  • Le syndicat, par le biais de la délégation patronale, participe à la négociation de la convention collective qui s’applique à tous les salariés du secteur.
  • Le CNETh est également un centre de ressources. C’est une activité moins exposée au grand public, mais qui est très importante. Dès qu’un établissement thermal rencontre une difficulté au niveau de l’application d’un texte (conventionnel ou légal), et qu’il n’arrive pas à le résoudre à l’échelle locale, il se tourne vers le CNETh. On essaye alors de lui apporter de notre expertise afin qu’il puisse prendre les bonnes décisions.
  • Ensuite, nous intervenons dans  l’évolution des pratiques professionnelles. C’es-à-dire que nous organisons toute la démarche liée à la qualité au sein des établissements thermaux, avec la participation à la rédaction du guide des bonnes pratiques thermales. Celle-ci a permis la définition du référentiel de qualité AQUACERT.
    On anime également un certain nombre d’ateliers consacrés à l’optimisation des soins, notamment au travers des programmes d’ETP
    (Education Thérapeutique du Patient).
  • Nous concevons et finançons la campagne de communication collective en relais de la communication des établissements, auprès du public et du corps médical.
  • Et le dernier point, qui n’est pas des moindres, est celui du financement de la recherche scientifique et médicale. Le CNETh est le principal contributeur et financeur de la recherche médicale thermale en France. En effet, il a financé plus de 90% des études de SMR (Service Médical Rendu) et de Recherche et Développement du milieu thermal.

Concernant le financement des recherches scientifiques, comment cela se passe-t-il ?

La recherche scientifique et le financement sont réalisés via l’AFRETH (Association Française pour la Recherche thermale). Le CNETh collecte, auprès de ses adhérents, une contribution financière qui permet de dégager un budget pour l’AFRETH, abondé par l’association des Maires des communes thermales.
Depuis 2005, 15 millions d’euros ont été récoltés afin de financer la recherche, c’est un effort sans équivalent en Europe et même dans le monde.

 

L’efficacité des cures thermales est sujette à controverse. Certaines personnes considèrent que cette pratique ressemble à des « vacances » et non à un véritable séjour de santé. Que pensez vous de ces propos ?

Je serais tenté de reprendre les propos de Michel CYMES, qui est intervenu il y a peu dans sa rubrique quotidienne sur RTL. Il a fait une assez bonne synthèse de ce qui peut distinguer le thermalisme de la thalassothérapie et des séjours de bien-être.
Concrètement, qu’est ce qui fait qu’on les distingue et qu’on parle de patient et non pas de client ?
Premièrement, c’est une démarche médicale, soumise à une prescription, par un médecin généraliste ou spécialiste. C’est une démarche très normée du point de vue administratif, puisque le format de la cure thermale et les conditions de sa prise en charge sont définis dans une convention nationale thermale avec un nombre de soins précis.

Après, ce qu’on distingue d’un point de vue administratif, ce sont les conditions de prise en charge et d’accès au remboursement partiel.
Si on veut rester sur le plan médical, ce qui distingue le thermalisme et le séjour en thalassothérapie, c’est essentiellement la durée. On parle de 18 jours dans un cas, d’une moyenne de 3 jours dans un autre cas. De plus, la démarche médicale est confortée par toutes les prestations annexes qui sont accessibles dans un établissement thermal : les ateliers, les conférences de santé, l’éducation thérapeutique ainsi que toutes les démarches de dépistages qui peuvent être mises en place dans un établissement thermal. On est donc réellement, en tant qu’établissement thermal, un acteur du système de santé. Je dirais que la prestation ne se limite pas à la cure thermale mais qu’il faut prendre en compte également tous les à-côtés, qui font que nous avons une démarche plus globale.

Et puis il y a le suivi médical sur place, au cours de son séjour, le patient est suivi au minimum 3 fois pas un médecin thermal. Celui-ci va prescrire les soins et les adapter si besoin. Ensuite, il va établir en fin de séjour un bilan adressé au médecin prescripteur. On boucle ainsi le suivi médical.

Actuellement, des études sont-elles menées ?

Les 1ères études de l’AFRETH étaient essentiellement concentrées sur la rhumatologie, puisque qu’elle représente 78% des prescriptions. On avait le devoir de s’intéresser en priorité à cette orientation. Il y a toujours des études dans ce domaine là, notamment consacrées à la lombalgie et à la gonarthrose

Mais la volonté de l’AFRETH a été de diversifier le champ des études.

Au cours des dernières années, on a abordé de nouvelles pathologies qui n’avaient pas encore fait l’objet d’étude, je pense à la neurologie par exemple.

Actuellement, des études se mettent en place :

  • dans le domaine urinaire concernant l’élimination des fragments lithiasiques et post-lithotripsie,
  • sur la sclérose en plaques,
  • sur les troubles du sommeil,
  • sur le psoriasis,
  • sur la prévention des chutes,
  • sur les troubles mictionnels de l’homme.

Enfin, dans le domaine de la Recherche Fondamentale, nous étudions l’effet de certains éléments (soufre et sélénium) sur le statut de la peau.

En parallèle, depuis quelques années et de façon générale, la fréquentation des établissements thermaux augmente. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Le constat était exact jusqu’à l’année passée durant laquelle nous avons subi un petit tassement et même une petite régression du nombre de curistes. L’une des  raisons est l’évolution du pouvoir d’achat des curistes, qui sont pour la plupart des cas des retraités. Cette année sera une année difficile. En effet, certains de nos établissements sont fermés pour des raisons diverses et variées (travaux, sinistres ou non conformité sanitaire). Néanmoins, l’évolution de la fréquentation sur le long terme est favorable,  tout simplement parce que le vieillissement de la population amène des curistes supplémentaires dans les établissements thermaux. Il y a donc un phénomène démographique qui est très important et qui va perdurer encore quelques décennies.

Il y a également une meilleure adaptation de l’offre thermale qui a beaucoup progressé ces dernières années. Notamment par l’inscription dans la démarche qualité (AQUACERT), la professionnalisation des personnels de soins ainsi que des investissements qui ont été très importants, de l’ordre de 400 millions d’euros sur les 5 dernières années.
Globalement, les conditions d’accueil, les équipements, les compétences du personnel et les conditions sanitaires ont largement progressé. Il y a eu une réelle amélioration des services dans les établissements thermaux, tous les indicateurs sont donc favorables.
De plus, l’élément majeur, c’est le nouveau regard que porte les médecins sur le thermalisme. Jusqu’à un passé récent, cette option thérapeutique était déconsidérée.
Depuis peu, et grâce aux études menées, le thermalisme a reconquis une partie du corps médical. En effet, elle a su gagner en crédibilité. Maintenant, elle fait l’objet d’une prescription d’adhésion, autrefois, c’était une prescription négociée avec ou par le curiste.

Quels sont les prochains enjeux de la pratique thermale en France ?

Les enjeux, c’est la poursuite de la certification AQUACERT des établissements thermaux. Actuellement, ils sont de l’ordre de 33 inscrits dans cette démarche, mais il faut progresser.
Ce qui va également caractériser les années à venir, c’est une meilleure information et expression du curiste par rapport à son traitement. La convention thermale a introduit une charte du curiste qui va bientôt se mettre en place.
Les autres enjeux, pour nous, seront de poursuivre la recherche et de couvrir la totalité des orientations thérapeutiques, car nous n’y sommes pas encore parvenus.
Nous avons compris, après le rapport auprès de la Cour des Comptes que l’évaluation du maintien de la prise en charge serait conditionnée par les preuves scientifiques. On a donc tout intérêt à poursuivre nos efforts avec la même exigence méthodologique.

Interview de Stéphane Huin – Et si vous étiez, sans même le savoir, « un Accro du Peignoir » ?

« Les Accros du Peignoir » est un concept visant à dynamiser l’image des stations thermales du Massif central. Mêlant réel et imaginaire, création et humour, le mouvement des Accros du Peignoir est né en 2016.

Les Accros du Peignoir

Découvrez les « Accros du Peignoir » au cœur de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec Stéphane HUIN.

« Les Accros du Peignoir » sont de plus en plus nombreux, ils sont vêtus d’un peignoir en toutes circonstances. Ce phénomène, vous l’avez peut-être déjà aperçu au détour d’un salon, d’un événement, d’une activité ou dans un établissement thermal ?

Aujourd’hui, Monsieur Huin, directeur de la communication et du développement pour La Route des Villes d’Eaux du Massif central, nous explique ce phénomène fun qui bouscule l’image traditionnelle des stations thermales.

Crédit photo : Angélique Delabre

Stéphanie HUIN                                      Crédit photo : Angélique Delabre

Pouvez-vous présenter votre mouvement des « Accros du Peignoir » à nos lecteurs ?

« Les Accros du Peignoir » est un mouvement, soutenu par La Route des Villes D’eaux, né dans les stations thermales du Massif central. C’est un mouvement qui rassemble toutes les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs et les atouts des stations thermales de la région. « Les Accros du Peignoir » revendiquent ces valeurs par le port du peignoir.

Mais, pourquoi le peignoir ?

Car c’est un dénominateur commun à toutes nos stations thermales et à tous nos publics. Que ce soit les curistes, les clients de bien-être ou encore les touristes, tous seront confrontés, à un moment, au peignoir. « Les Accros du Peignoir » ont voulu dynamiser l’image du thermalisme. C’est pour cela qu’une image rajeunie et des tons décalés ont été utilisés afin d’interpeller et de susciter la curiosité et l’envie.

Crédit :  Marielsa NIELS.

Crédit : Marielsa NIELS.

 

Qui peut se joindre à votre mouvement ?

Toutes les personnes portant un peignoir et qui se reconnaissent dans nos valeurs. Ce mouvement ne veut exclure personne. Que ce soit le curiste médicalisé qui vient durant les 3 semaines de sa cure, le client de bien-être, le touriste ou l’amateur de patrimoine et d’histoire.

Pour les débutants ou les personnes qui souhaitent rejoindre le mouvement, « Les Accros du Peignoir » proposent  un séjour sur mesure. Il est disponible dans les 17 Spas du Massif central et permet de découvrir cet univers.

 « C’est l’idéal pour débuter, mais attention, l’addiction au peignoir peut aller très vite. Dès qu’on l’enfile, on est envouté par une bulle de détente et de bien-être (rires) ».

 

Cette nouvelle campagne de communication a-t-elle eu des retombées sur vos stations ?

Oui, nous avons créé un véritable intérêt médiatique autour de notre univers. Notre idée est novatrice, osée et originale. De nombreux journalistes ont tenu à parler de nous.

Le plus important, c’est que l’ensemble de notre réseau se soit retrouvé dans notre concept (les Communes, les Offices du Tourisme, les Établissements Thermaux, les SPA, les Médecins thermaux, les Hôteliers).

 

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Nous souhaitons démultiplier cette démarche dans les stations thermales car nous œuvrons actuellement en collectif. Maintenant, notre objectif est que chaque station s’empare du mouvement sous la forme d’un partenariat. L’idée est d’organiser des évènements, des animations et une communication estampillée « Les Accros du Peignoir ».

 Et pour finir, nous allons sortir une gamme complète de produits « Les Accros du Peignoir ».

Peignoir, mug, trousse de voyage, porte clé, écocup… sont à retrouver dès maintenant dans les boutiques des partenaires de l’Association : Offices de Tourisme, Thermes, Spas thermaux et hôteliers Thermhôtel partenaires.

Produits les Accros du peignoir

 

Où pouvons nous retrouver les « Accros du Peignoir » ?

 Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur le site des : 

« Accros du Peignoir »

Vous trouverez un agenda avec les temps forts (visites guidées en peignoir, Fête du Peignoir, Accro-branche en peignoir), nos valeurs ainsi que des vidéos autour de notre mouvement.

Vous pouvez également retrouver « Les Accros du Peignoir » sur les ondes de Logos FM en Auvergne, pour une émission d’environ 10 minutes.  L’idée étant de mettre en avant, chaque semaine, un invité autour d’une actualité, d’une offre ou d’un événement dans l’une de nos stations thermales d’Auvergne.

 

Crédit : Marisa NIELS

Crédit : Marisa NIELS

 

Les stations de la région Auvergne Thermale : 

 

Les Thermes de Bourbon-Lancy

Les Thermes de La Bourboule

Les Thermes de Bourbon-l’Archambault

Les Thermes de Châteauneuf-les-Bains

Les Thermes de Châtel-Guyon

Les Thermes de Chaudes-Aigues

Les Thermes d’Évaux-les-Bains

Les Thermes du Mont-Dore

Les Thermes de Néris-les-Bains

Les Thermes de Vichy

Les Thermes de Royat-Chamalières