La cure thermale est une médecine douce et naturelle. Elle est indiquée dans la prise en charge de nombreuses pathologies chroniques qui sont classées selon 12 orientations thermales. Une cure thermale conventionnée doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste (cardiologue, phlébologie, gynécologue, psychiatre, dermatologue…). Toutefois, elle n’est pas adaptée à tous les patients. En effet, certaines situations médicales constituent des contre-indications à la cure thermale, temporaires ou définitives. Ainsi, avant tout départ en cure thermale, un avis médical est indispensable afin de garantir la sécurité du patient et l’adaptation des soins.

Le thermalisme est une médecine qui se base sur les vertus des eaux thermales minérales et des boues. En effet, les eaux et boues utilisées sont riches d’une multitude de minéraux et d’oligo-éléments leurs offrants de nombreuses qualités (apaisante, relaxante, anti-inflammatoire, cicatrisante, antalgique…). Les différents soins quotidiens dispensés par les agents thermaux permettront aux curistes de profiter des bienfaits de l’eau thermale pour soulager leurs maux.
Même si le thermalisme est une médecine douce, il implique :
Ces éléments peuvent représenter un risque pour certains patients fragiles ou présentant une pathologie instable.
Les contre-indications sont donc mises en place pour éviter toute aggravation de l’état de santé.
Une cure thermale conventionnée repose sur l’usage d’eaux minérales et de boues aux propriétés apaisantes, anti-inflammatoires ou cicatrisantes. Ces soins, bénéfiques pour de nombreux curistes, peuvent toutefois représenter un risque pour des patients atteints de certaines pathologies graves ou instables. C’est pourquoi un avis médical est obligatoire
Voici la liste des affections et situations pouvant contre-indiquer une cure thermale :
A savoir : Certaines des séquelles laissées par les affections cités peuvent être prise en charge. Toutefois, un médecin devra s’assurer que l’état de son patient est stable depuis plusieurs mois et que sa pathologie ne représente plus aucune contre-indication.
Avant le début de la cure, chaque curiste doit obligatoirement consulter le médecin thermal de l’établissement. Ce dernier :
Cette étape est indispensable, même avec une prescription médicale initiale.
En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale. En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.
Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. En effet, le forfait thermal (soins thermaux) ainsi que le forfait de surveillance médicale (rendez-vous avec le médecin de cure), peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie.
Le ticket modérateur (la part restante à la charge du curiste) peut être pris en charge par une mutuelle, en fonction du type de contrat souscrit.
Certaines situations nécessitent une évaluation médicale individualisée :
Chaque situation doit être évaluée au cas par cas par un professionnel de santé.
Les personnes présentant une maladie infectieuse active, un cancer évolutif, un AVC récent ou une insuffisance cardiaque sévère ne peuvent pas effectuer de cure.
Oui, mais uniquement si la maladie est stabilisée et sur avis médical. Il existe même des cures thermales dédiées au post-cancer.
Oui, si l’hypertension est correctement équilibrée par un traitement, et que le médecin thermal est informé de cette pathologie.
Oui, le médecin thermal peut annuler ou reporter la cure si une contre-indication est détectée.
Article publié par Laura Dupuy
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