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La cure thermale est une médecine douce et naturelle. Elle est indiquée dans la prise en charge de nombreuses pathologies chroniques qui sont classées selon 12 orientations thermales. Une cure thermale conventionnée doit être prescrite par un médecin traitant ou spécialiste (cardiologue, phlébologie, gynécologue, psychiatre, dermatologue…). Toutefois, elle n’est pas adaptée à tous les patients. En effet, certaines situations médicales constituent des contre-indications à la cure thermale, temporaires ou définitives. Ainsi, avant tout départ en cure thermale, un avis médical est indispensable afin de garantir la sécurité du patient et l’adaptation des soins.

les contre-indications en cure thermale

Cure thermale : rappel du principe et du cadre médical

Le thermalisme est une médecine qui se base sur les vertus des eaux thermales minérales et des boues. En effet, les eaux et boues utilisées sont riches d’une multitude de minéraux et d’oligo-éléments leurs offrants de nombreuses qualités (apaisante, relaxante, anti-inflammatoire, cicatrisante, antalgique…).  Les différents soins quotidiens dispensés par les agents thermaux permettront aux curistes de profiter des bienfaits de l’eau thermale pour soulager leurs maux.

Pourquoi existe-t-il des contre-indications à la cure thermale ?

Même si le thermalisme est une médecine douce, il implique :

  • des soins thermiques (bains, douches, applications de boue),
  • une mobilisation physique quotidienne,
  • une exposition à la chaleur et à l’humidité,
  • un environnement collectif.

Ces éléments peuvent représenter un risque pour certains patients fragiles ou présentant une pathologie instable.

Les contre-indications sont donc mises en place pour éviter toute aggravation de l’état de santé.

Les contre-indications en cure thermale

Une cure thermale conventionnée repose sur l’usage d’eaux minérales et de boues aux propriétés apaisantes, anti-inflammatoires ou cicatrisantes. Ces soins, bénéfiques pour de nombreux curistes, peuvent toutefois représenter un risque pour des patients atteints de certaines pathologies graves ou instables. C’est pourquoi un avis médical est obligatoire

Voici la liste des affections et situations pouvant contre-indiquer une cure thermale :

  • Les accidents vasculaires récents de moins de 6 mois, comme l’infarctus du myocarde ou les AVC.
  • Les thromboses veineuses de moins de 3 mois.
  • Les acrosyndromes vasculaires sévères tels que le phénomène de Raynaud, l’acrocyanose ou la sclérodermie.
  • L’hypertension artérielle non stabilisée par un traitement.
  • Les maladies infectieuses et contagieuses (Covid-19, tuberculose).
  • Les insuffisances cardiaques, pulmonaires et lymphatiques graves.
  • Les cancers en phase évolutive.
  • Les déficiences immunitaires avec un traitement immunosuppresseur.
  • Les problèmes d’incontinence.
  • Les troubles psychiatriques sévères et les altérations sévères de l’état général.
  • Les lésions cutanées non cicatrisées (plaies, escarres, eczéma).
  • Une poussée inflammatoire.

A savoir : Certaines des séquelles laissées par les affections cités peuvent être prise en charge. Toutefois, un médecin devra s’assurer que l’état de son patient est stable depuis plusieurs mois et que sa pathologie ne représente plus aucune contre-indication.

Les maladies prises en charge lors d’une cure thermale

L’importance de la visite médicale préalable chez le médecin thermal

Avant le début de la cure, chaque curiste doit obligatoirement consulter le médecin thermal de l’établissement. Ce dernier :

  • vérifie l’absence de contre-indication ;
  • adapte les soins à l’état de santé du patient ;
  • peut reporter ou annuler la cure si nécessaire.

Cette étape est indispensable, même avec une prescription médicale initiale.

Démarches, prise en charge et remboursement d’une cure thermale

En France, il existe 110 établissements thermaux indiqués dans la prise en charge de pathologies spécifiques. En fonction de vos besoins, votre médecin (traitant ou spécialiste) vous indiquera les stations les plus adaptées à une prise en charge optimale. En effet, en fonction de la composition des sols, les eaux thermales qui y cheminent n’auront pas la même composition et par conséquent les mêmes vertus.

Une cure thermale conventionnée doit faire l’objet d’une prescription médicale. D’une durée de 3 semaines, la cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale. En effet, le forfait thermal (soins thermaux) ainsi que le forfait de surveillance médicale (rendez-vous avec le médecin de cure), peuvent faire l’objet d’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie.

Le ticket modérateur (la part restante à la charge du curiste) peut être pris en charge par une mutuelle, en fonction du type de contrat souscrit.

Cas particuliers : peut-on faire une cure dans certaines situations ?

Certaines situations nécessitent une évaluation médicale individualisée :

  • Après un cancer stabilisé : possible sous conditions
  • Personnes âgées fragiles : adaptation des soins nécessaire
  • Maladies chroniques stabilisées : souvent compatibles
  • Grossesse : généralement contre-indiquée selon les soins

Chaque situation doit être évaluée au cas par cas par un professionnel de santé.

FAQ – Contre-indications à la cure thermale

Qui ne peut pas faire de cure thermale ?

Les personnes présentant une maladie infectieuse active, un cancer évolutif, un AVC récent ou une insuffisance cardiaque sévère ne peuvent pas effectuer de cure.

Une cure thermale est-elle possible après un cancer ?

Oui, mais uniquement si la maladie est stabilisée et sur avis médical. Il existe même des cures thermales dédiées au post-cancer.

Peut-on faire une cure en cas d’hypertension ?

Oui, si l’hypertension est correctement équilibrée par un traitement, et que le médecin thermal est informé de cette pathologie.

Un médecin peut-il refuser une cure thermale ?

Oui, le médecin thermal peut annuler ou reporter la cure si une contre-indication est détectée.


Article publié par Laura Dupuy

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