La Journée Mondiale de l’urticaire, les bienfaits du thermalisme dans la prise en charge de cette dermatose chronique

Chaque année, le 1er octobre marque la Journée Mondiale de l’urticaire. Cette affection dermatologique touche entre 15% et 20% de la population, au moins une fois au cours d’une vie. Dans certains cas, l’urticaire devient chronique et bouleverse le quotidien des patients. La cure thermale se positionne alors comme un traitement naturel permettant de soulager les démangeaisons et d’apaiser la peau en profondeur.

Source photo : www.doctissimo.fr

Source photo : www.doctissimo.fr

L’urticaire est une dermatose fréquente de la peau qui se présente sous forme de lésions cutanées en plaques rouges ou rosées, migratrices et responsables de fortes démangeaisons. Si certaines personnes n’en souffriront qu’une seule fois au cours de leur vie,  chez d’autres, l’urticaire s’étendra sur au moins six semaines et pourra durer de nombreux mois, voire plusieurs années.

Le diagnostic de l’urticaire repose sur un interrogatoire ainsi qu’un examen clinique réalisé par un médecin ou d’un dermatologue.
La prise en charge médicale de cette dermatose se base sur le traitement des symptômes (démangeaison, œdème…) afin de soulager le patient au plus vite. Par la suite, le médecin procèdera si possible à l’identification de l’origine de celle-ci afin de la neutraliser. Toutefois, l’origine exacte de l’urticaire peut rester floue, le traitement médical mis en place peut alors échoué à soulager le patient. Celui-ci voit alors son quotidien fortement altérer.
En effet, il ne faut pas négliger l’impact psychologique de ce type d’affection pouvant entrainer, chez certaines personnes, de l’angoisse, du stress, des troubles du sommeil, de l’anxiété et pouvant conduire à un isolement.

Quels sont les soins thermaux pour soulager l’urticaire ?

Les soins thermaux de l’orientation dermatologie permettent :

  • de nettoyer la peau en profondeur,
  • d’apaiser les démangeaisons,
  • de stimuler la cicatrisation,
  • de contribuer à une régénération plus rapide de la peau.

Les soins sont variables et adaptés à chaque personne par le médecin thermal. Vous retrouverez certains des soins suivants lors de votre séjour :

  • Le bain local ou général
  • Le bain avec douche en immersion
  • La douche générale
  • La douche locale
  • La douche filiforme
  • Les pulvérisations
  • Les cataplasmes ou illutations de boue

Les stations thermales françaises spécialisées en dermatologie : 

La station thermale de Rochefort
La station thermale d’Avène-les-bains
La station thermale d’Uriage-les-Bains
La station thermale de La Roche-Posay
La station thermale de Neyrac-les-Bains
La station thermale de La Bourboule
La station thermale des Fumades
La station thermale de Molitg-les-Bains
La station thermale de Saint-Gervais-les-Bains

21 septembre 2019 : La journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une pathologie complexe qui touche près de 900 000 personne en France. Impactant l’autonomie du patient et son entourage, des solutions naturelles, comme la médecine thermale, existent afin d’apaiser le quotidien des malades et des aidants.

Source : www.santemagazine.fr

Source : www.santemagazine.fr

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui se caractérise par le développement d’une démence progressive. Cette pathologie est caractérisée par des pertes de mémoire, des troubles de jugement, des changements d’humeur et de comportement qui bouleversent la vie du patient et de son entourage.
Dès le diagnostic de la maladie, celle-ci est prise en charge par la médecine traditionnelle. Toutefois, les traitements médicaux pouvant être prescrits ne sont plus pris en charge par la sécurité sociale compte tenu de leur faible efficacité et de leur mauvaise tolérance. La prise en charge de la maladie d’Alzheimer est donc assurée par une équipe multidisciplinaire et comprend principalement des traitements de réadaptation. Cela comprend la mise en œuvre de techniques cognitives et comportementales qui ont pour objectif de préserver l’autonomie et le bien-être du patient.

Toutefois, l’impact de cette pathologie sur le quotidien des personnes malades ainsi que sur l’entourage est important. En effet, le conjoint ou les enfants ont tendance à devenir garde-malade et ainsi effectuer certains soins médicaux du quotidien. L’évolution de la maladie, allant vers une perte d’autonomie totale, entraine une charge de travail considérable pour les aidants. Importante source de stress et d’angoisse, due à une implication quotidienne dans l’accompagnement du malade, la maladie a des répercussions sur leur état psychologique ainsi que sur leur santé et leurs relations sociales.

Face à ces situations, la médecine thermale représente une prise en charge adaptée, tant pour l’aidant que pour le malade. A l’occasion de la Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer, il est important de mettre en avant les bénéfices du thermalisme dans la prise en charge de cette maladie. En effet, les vertus des eaux thermales (apaisante, relaxante, calmante, stimulante…) s’adressent tant au malade qu’à l’aidant et les aideront à améliorer la qualité de leur quotidien.

Zoom sur les séjours thermaux adaptés à la maladie d’Alzheimer :

Véritable parenthèse de détente et de lâcher-prise, l’objectif de ces séjours est de permettre aux aidants de se reposer, de réduire leur stress et d’échanger avec d’autres personnes dans la même situation.

La station thermale de Bourbonne-les-Bains, située dans la région Champagne-Ardenne, est reconnue pour les vertus de ses eaux dans la prise en charge de affections liées à la rhumatologie et aux voies respiratoires. Afin de soutenir les aidants,  les thermes, associés au centre hospitalier de Bourbonne-les-Bains, offrent des solutions afin de permettre aux aidants de réaliser une cure thermale en toute sérénité. En effet, les aidés seront pris en charge en accueil temporaire (dans les cas de maladie d’Alzheimer ou de parkinson) ou en accueil de jour durant  les soins thermaux de leur aidant.

La station thermale de Cambo-les-bains, située en Aquitaine, propose une mini-cure thermale « Répit ».  Ce séjour s’adresse aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de troubles apparentés de stade «léger ou moyen » mais également à leurs proches. Ce séjour est organisé avec l’association Alzheimer Pyrénées Atlantiques. Au programme, différents ateliers adaptés, dont certains en commun afin d’aider le malade et de soutenir l’aidant.

Pour aider l’ensemble des aidants, certaines stations thermales ont mis en place des cures thermales dédiés aux aidants faisant face à différentes pathologies . On retrouvera par exemple :

 

Les thermes de Saint-Honoré-les-Bains

Les thermes de Lamalou-les-Bains

Les thermes du Mont Dore

 

La réalisation d’une cure thermale ayant un module spécifique se déroule sur certaines périodes et sur réservation. Les modules complémentaires et les mini-cures thermales ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale.

 

Actualité : La construction du SPA thermal de Dignes-les-Bains est lancée

Située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la station thermale de Digne-les-Bains proposera bientôt à ses visiteurs une toute nouvelle offre dédiée au bien-être.

Source photo : www.hauteprovenceinfo.com

Source photo : www.hauteprovenceinfo.com

Début juillet, la première pierre du futur SPA thermal de la ville a été posée. Ce chantier d’agrandissement, estimé à plus de 6 300 000 euros, prévoit d’accueillir ses premiers clients d’ici la fin de l’année 2020.
Au programme des travaux, un agrandissement de 475 m2 de la surface au sol, soit plus de 1345 m2 répartis sur 3 niveaux. Ces nouveaux espaces seront dédiés à la santé et au bien-être avec :

  • un espace fitness
  • deux salles polyvalentes
  • un espace accueil pour le Spa Thermal
  • un espace boutique
  • une salle de repos cocoon
  • une grande terrasse solarium
  • un bassin extérieur
  • un bassin intérieur

Avec ce projet, les thermes de Digne-les-Bains souhaitent diversifier leur clientèle. En effet, la réalisation d’un espace de bien-être permettra à l’établissement thermal d’attirer une nouvelle clientèle, plus jeune et soucieuse de préserver sa santé.

Interview du mois – Le CNETh, véritable pilier du secteur thermal

Découvrez le CNETh,  une organisation unique en son genre au service du thermalisme, avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER, Délégué Général.

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Le CNETh est le Conseil National des Établissements Thermaux Français. Peu connu du grand public, il est toutefois le garant de ce secteur. Structure incontournable au fonctionnement unique, nous allons vous présenter aujourd’hui ses différentes missions avec Monsieur Claude-Eugène BOUVIER.

Pouvez-vous présenter le CNETh à nos lecteurs ? 

Le CNETh est une organisation professionnelle née en 2012. Il est l’unique syndicat professionnel du thermalisme. À ce jour, le CNETh représente l’intégralité des 109 établissements thermaux, tous adhérents du syndicat professionnel. Comme tous les syndicats professionnels, nous assurons différentes missions :

  • Nous représentons l’ensemble des professionnels du thermalisme français auprès des partenaires institutionnels, c’est à dire des pouvoirs publics et des instances de tutelle. Nous représentons notamment la profession thermale auprès de l’UNCAM (Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie), par l’intermédiaire d’une commission paritaire qui est chargée de l’élaboration, de l’application et de l’interprétation de la convention nationale thermale.
    Nous sommes en effet liés à l’assurance maladie par une convention quinquennale, renouvelée en décembre 2017, qui sera appliquée jusqu’en 2022. C’est dans ce cadre que nous représentons nos adhérents, en particulier lorsqu’il y a un litige lié à l’application de la convention nationale thermale.
    Le Ministère de la santé est notre second interlocuteur public, notamment dans le cadre de la préparation des lois et des règlements. Nous sommes consultés, généralement, en amont de la publication d’un décret ou d’un quelconque texte de lois touchant au thermalisme.
  • Le syndicat, par le biais de la délégation patronale, participe à la négociation de la convention collective qui s’applique à tous les salariés du secteur.
  • Le CNETh est également un centre de ressources. C’est une activité moins exposée au grand public, mais qui est très importante. Dès qu’un établissement thermal rencontre une difficulté au niveau de l’application d’un texte (conventionnel ou légal), et qu’il n’arrive pas à le résoudre à l’échelle locale, il se tourne vers le CNETh. On essaye alors de lui apporter de notre expertise afin qu’il puisse prendre les bonnes décisions.
  • Ensuite, nous intervenons dans  l’évolution des pratiques professionnelles. C’es-à-dire que nous organisons toute la démarche liée à la qualité au sein des établissements thermaux, avec la participation à la rédaction du guide des bonnes pratiques thermales. Celle-ci a permis la définition du référentiel de qualité AQUACERT.
    On anime également un certain nombre d’ateliers consacrés à l’optimisation des soins, notamment au travers des programmes d’ETP
    (Education Thérapeutique du Patient).
  • Nous concevons et finançons la campagne de communication collective en relais de la communication des établissements, auprès du public et du corps médical.
  • Et le dernier point, qui n’est pas des moindres, est celui du financement de la recherche scientifique et médicale. Le CNETh est le principal contributeur et financeur de la recherche médicale thermale en France. En effet, il a financé plus de 90% des études de SMR (Service Médical Rendu) et de Recherche et Développement du milieu thermal.

Concernant le financement des recherches scientifiques, comment cela se passe-t-il ?

La recherche scientifique et le financement sont réalisés via l’AFRETH (Association Française pour la Recherche thermale). Le CNETh collecte, auprès de ses adhérents, une contribution financière qui permet de dégager un budget pour l’AFRETH, abondé par l’association des Maires des communes thermales.
Depuis 2005, 15 millions d’euros ont été récoltés afin de financer la recherche, c’est un effort sans équivalent en Europe et même dans le monde.

 

L’efficacité des cures thermales est sujette à controverse. Certaines personnes considèrent que cette pratique ressemble à des « vacances » et non à un véritable séjour de santé. Que pensez vous de ces propos ?

Je serais tenté de reprendre les propos de Michel CYMES, qui est intervenu il y a peu dans sa rubrique quotidienne sur RTL. Il a fait une assez bonne synthèse de ce qui peut distinguer le thermalisme de la thalassothérapie et des séjours de bien-être.
Concrètement, qu’est ce qui fait qu’on les distingue et qu’on parle de patient et non pas de client ?
Premièrement, c’est une démarche médicale, soumise à une prescription, par un médecin généraliste ou spécialiste. C’est une démarche très normée du point de vue administratif, puisque le format de la cure thermale et les conditions de sa prise en charge sont définis dans une convention nationale thermale avec un nombre de soins précis.

Après, ce qu’on distingue d’un point de vue administratif, ce sont les conditions de prise en charge et d’accès au remboursement partiel.
Si on veut rester sur le plan médical, ce qui distingue le thermalisme et le séjour en thalassothérapie, c’est essentiellement la durée. On parle de 18 jours dans un cas, d’une moyenne de 3 jours dans un autre cas. De plus, la démarche médicale est confortée par toutes les prestations annexes qui sont accessibles dans un établissement thermal : les ateliers, les conférences de santé, l’éducation thérapeutique ainsi que toutes les démarches de dépistages qui peuvent être mises en place dans un établissement thermal. On est donc réellement, en tant qu’établissement thermal, un acteur du système de santé. Je dirais que la prestation ne se limite pas à la cure thermale mais qu’il faut prendre en compte également tous les à-côtés, qui font que nous avons une démarche plus globale.

Et puis il y a le suivi médical sur place, au cours de son séjour, le patient est suivi au minimum 3 fois pas un médecin thermal. Celui-ci va prescrire les soins et les adapter si besoin. Ensuite, il va établir en fin de séjour un bilan adressé au médecin prescripteur. On boucle ainsi le suivi médical.

Actuellement, des études sont-elles menées ?

Les 1ères études de l’AFRETH étaient essentiellement concentrées sur la rhumatologie, puisque qu’elle représente 78% des prescriptions. On avait le devoir de s’intéresser en priorité à cette orientation. Il y a toujours des études dans ce domaine là, notamment consacrées à la lombalgie et à la gonarthrose

Mais la volonté de l’AFRETH a été de diversifier le champ des études.

Au cours des dernières années, on a abordé de nouvelles pathologies qui n’avaient pas encore fait l’objet d’étude, je pense à la neurologie par exemple.

Actuellement, des études se mettent en place :

  • dans le domaine urinaire concernant l’élimination des fragments lithiasiques et post-lithotripsie,
  • sur la sclérose en plaques,
  • sur les troubles du sommeil,
  • sur le psoriasis,
  • sur la prévention des chutes,
  • sur les troubles mictionnels de l’homme.

Enfin, dans le domaine de la Recherche Fondamentale, nous étudions l’effet de certains éléments (soufre et sélénium) sur le statut de la peau.

En parallèle, depuis quelques années et de façon générale, la fréquentation des établissements thermaux augmente. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Le constat était exact jusqu’à l’année passée durant laquelle nous avons subi un petit tassement et même une petite régression du nombre de curistes. L’une des  raisons est l’évolution du pouvoir d’achat des curistes, qui sont pour la plupart des cas des retraités. Cette année sera une année difficile. En effet, certains de nos établissements sont fermés pour des raisons diverses et variées (travaux, sinistres ou non conformité sanitaire). Néanmoins, l’évolution de la fréquentation sur le long terme est favorable,  tout simplement parce que le vieillissement de la population amène des curistes supplémentaires dans les établissements thermaux. Il y a donc un phénomène démographique qui est très important et qui va perdurer encore quelques décennies.

Il y a également une meilleure adaptation de l’offre thermale qui a beaucoup progressé ces dernières années. Notamment par l’inscription dans la démarche qualité (AQUACERT), la professionnalisation des personnels de soins ainsi que des investissements qui ont été très importants, de l’ordre de 400 millions d’euros sur les 5 dernières années.
Globalement, les conditions d’accueil, les équipements, les compétences du personnel et les conditions sanitaires ont largement progressé. Il y a eu une réelle amélioration des services dans les établissements thermaux, tous les indicateurs sont donc favorables.
De plus, l’élément majeur, c’est le nouveau regard que porte les médecins sur le thermalisme. Jusqu’à un passé récent, cette option thérapeutique était déconsidérée.
Depuis peu, et grâce aux études menées, le thermalisme a reconquis une partie du corps médical. En effet, elle a su gagner en crédibilité. Maintenant, elle fait l’objet d’une prescription d’adhésion, autrefois, c’était une prescription négociée avec ou par le curiste.

Quels sont les prochains enjeux de la pratique thermale en France ?

Les enjeux, c’est la poursuite de la certification AQUACERT des établissements thermaux. Actuellement, ils sont de l’ordre de 33 inscrits dans cette démarche, mais il faut progresser.
Ce qui va également caractériser les années à venir, c’est une meilleure information et expression du curiste par rapport à son traitement. La convention thermale a introduit une charte du curiste qui va bientôt se mettre en place.
Les autres enjeux, pour nous, seront de poursuivre la recherche et de couvrir la totalité des orientations thérapeutiques, car nous n’y sommes pas encore parvenus.
Nous avons compris, après le rapport auprès de la Cour des Comptes que l’évaluation du maintien de la prise en charge serait conditionnée par les preuves scientifiques. On a donc tout intérêt à poursuivre nos efforts avec la même exigence méthodologique.

L’économie thermale de la région Occitanie

 

Région occitanie et thermalisme

La région Occitanie, résultant de la fusion administrative entre la Région Midi-Pyrénées et la Région Languedoc-Roussillon, est la première destination thermale française. Elle accueille chaque année plus de 188 000 curistes.
Jouissant d’une situation géographique idéale entre le Massif Central, les Pyrénées et la méditerranée, la région Occitanie est une destination de santé et de bien-être aux nombreux atouts. De plus, l’offre thermale régionale couvre l’ensemble des 12 indications thérapeutiques reconnues par la sécurité sociale.

Le poids économique du thermalisme en Occitanie.

Majoritairement situé dans des communes de taille moyennes voire petites, le thermalisme représente souvent l’unique levier de l’économie locale.  En effet, le thermalisme est à l’origine du développement historique, architectural, économique et touristique de certaines communes.

Véritable pilier de la région, ses retombées se retrouvent à différents niveaux :

  • Le thermalisme est à l’origine de 14.000 emplois, dont 2600 emplois directs.
  • Le thermalisme correspond à 6 millions de nuitées.
  • Les secteurs de la restauration et du tourisme bénéficient également des retombées de ce secteur.

L’ensemble de la pratique thermale de la région Occitanie représente 120 millions d’euros de retombées directes chaque année. Ces retombées sont importantes et font vivre des stations situées dans des secteurs ruraux ou de montagne avec des emplois non-délocalisables, comme le souligne Carole Delga, la présidente de la Région.

Afin de diversifier les retombées économiques liées à l’utilisation de l’eau, la région Occitanie développe son offre concernant les centres thermoludiques. En effet, cette région compte le plus grand nombre de centres dédiés au bien-être et à la détente en France.

Source photo : www.tourisme-occitanie.com

Source photo : www.tourisme-occitanie.com

Le fonctionnement de l’économie thermale en Occitanie sous la loupe de la Cour des comptes.

Malgré son premier rang de destination thermale, le rapport publié en novembre 2018 par la Cour des comptes souligne un modèle économique fragile en Occitanie.

En effet, la pratique thermale est soutenue par la puissance publique, le modèle économique du thermalisme repose essentiellement sur le remboursement des cures conventionnées par la sécurité sociale.
Dans son rapport, la Cour des comptes pointe les conditions d’attribution des aides octroyées aux stations. En effet, celles-ci pourraient être enrichies par des indicateurs permettant d’évaluer la viabilité des projets ainsi que l’impact de l’équilibre sur le territoire. Ce rapport met également en avant une procédure régionale marquée par l’insuffisance de stratégies dans la durée. Entre la concurrence au sein des différentes stations et les baisses de fréquentation de certains établissements, malgré des investissements réalisés par la région, le modèle économique actuel du thermalisme semblerait donc présenter certaines fragilités.

Le plan d’action de la région Occitanie pour se restructurer.

Consciente de l’utilité du thermalisme, de ses retombées et de son attractivité, la région Occitanie s’engage auprès des stations afin de leur apporter un soutient financier. En effet, en 2018, la Région Occitanie a consacré un budget de plus de 37 M€ au tourisme et au thermalisme, ces 2 pratiques étant intimement liées.

Sensible au rapport de la Cour des comptes, la région Occitanie a annoncé au travers un communiqué de presse le lancement d’un nouveau plan d’action.
La Région a défini 4 actions phares en faveur du thermalisme et du bien-être afin de pour répondre aux enjeux de modernisation, de développement et de promotion de cette filière.

  • la création de trois PASS dédiés aux entreprises afin de les accompagner dans la mise en place d’une stratégie sur-mesure,
  • un contrat de développement et d’innovation,
  • la mise en place d’un réseau de développeurs,
  • l’intervention du CRT (Comité Région du Tourisme) et d’Ad’Occ pour la promotion de la filière thermale.

 

Source photo : VIET DOMINIQUE - CRT Occitanie

Source photo : VIET DOMINIQUE – CRT Occitanie

« Mon ambition est de positionner notre région parmi le top 10 des destinations européennes. Nous en avons tous les atouts ! J’ai donc engagé une politique volontariste en faveur de la performance et de la compétitivité de notre offre. L’innovation doit être au cœur de notre action en la matière pour garantir aux hommes et aux femmes, acteurs du tourisme, les conditions optimales de développement de leur activité. Dans cet esprit, je souhaite aujourd’hui que le thermalisme et le bien-être fasse l’objet d’une attention toute particulière. Les territoires doivent être les premiers bénéficiaires de l’innovation touristique, car le thermalisme est pour beaucoup de stations, la première économie. Notre Région est la première destination thermale de France, je veux que l’Occitanie soit la 1 ère destination bien-être !», Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

 

Les stations en Occitanie :

Station thermale de Lectoure

Station thermale du Boulou

Station thermale d’Ax-les-Thermes

Station thermale de Cransac-les-Thermes

Station thermale de Barbotan-les-Thermes

Station thermale d’Aulus-les-Bains

Station thermale de Salies-du-Salat

Station thermale de Castéra-Verduzan

Station thermale de Rennes-les-Bains

Station thermale d’Avène-les-Bains

Station thermale de Luz-Saint-Sauveur

Station thermale de Balaruc-les-Bains

Station thermale d’Allègre-les-Fumades

Station thermale de Saint-Lary-Soulan

Station thermale de La-Preste-les-Bains

Station thermale de Bagnères-de-Bigorre

Station thermale de la Chaldette

Station thermale de Bagnols-les-Bains

Station thermale de Vernet-les-Bains

Station thermale d’Argelès-Gazost

Station thermale de Molitg-les-Bains

Station thermale d’Amélie-les-Bains

Station thermale d’Ussat-les-Bains

Station thermale de Barèges-Barzun

Station thermale de Luchon

Station thermale de Cauterets

Station thermale de Capvern-les-Bains

Station thermale de Lamalou-les-Bains

 

Actualité – Lancement du second Plan Thermal de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Source : communiqué de Presse de la région Auvergne-Rhône-Alpes – Juillet 2019.

 La Région Auvergne-Rhône-Alpes lance le deuxième volet de son Plan Thermal. Elle souhaite ainsi bâtir la station thermale de demain et devenir la destination thermale de référence en France.

 

Source : Lamontagne.fr - Thierry LINDAUER

Source : Lamontagne.fr – Thierry LINDAUER – Thermes du Mont-Dore.

La région Auvergne-Rhône-Alpes est consciente de l’évolution des modes de vie et du vieillissement de la population. La société actuelle démontre de plus en plus son souhait de préserver son capital santé, il est donc nécessaire de construire la station thermale de demain. Cette station du futur sera une véritable destination touristique, au sein de laquelle l’ensemble des composantes de la prévention santé seront présentes.
En 2017, la région Auvergne-Rhône-Alpes a donc lancé la première phase de son Plan Thermal. Celle-ci visait à l’accompagnement et au soutien des projets concernant 15 des 24 stations thermales que compte la région. Ces projets avaient pour objectif de rénover et de moderniser les structures vieillissantes pour en faire des stations de nouvelles générations et ainsi hisser la région à la place de 1ère destination thermale Française. 

La première phase du plan thermal arrivant à échéance, la région a lancé un nouvel appel à projet, en juillet, donnant le départ à la 2ème partie du Plan Thermal. Cette fois, la région se fixe de nouveaux objectifs :

  • Être une destination de référence sur le champ de la prévention santé et du mieux-être.
  • Devenir, d’ici quelques années, la première région thermale de France en termes de fréquentation.

Cette nouvelle étape du Plan Thermal se déroulera entre 2020 et 2024 et sera dans la continuité de la précédente. Elle permettra d’accompagner les stations qui n’étaient pas matures en 2016 afin de lancer un programme d’investissement partagé à l’échelle de la station.
Pour cela, l’ensemble des stations participantes devront se mobiliser autour de quatre piliers prioritaires : la santé, les activités physiques, le volet mental et la nutrition.

Au-delà de cette aide, la Région renforcera son soutien aux projets innovants. Cela dans le but de permettre à la région Auvergne-Rhône-Alpes de se différencier des autres destinations thermales en France et à l’étranger.

Les stations thermales ont jusqu’à fin octobre pour déposer leur dossier de candidature. La liste des stations retenues sera dévoilée le 16 décembre prochain.

Quel avenir pour la Compagnie des Eaux de Vichy ?

Depuis le 5 juin 2019, la Compagnie des Eaux de Vichy a rejoint le groupe thermal France Thermes.

source photo : www.thermes-de-vichy.fr

Source photo : www.thermes-de-vichy.fr

France Thermes est un groupe expert dans le développement de Resorts Thermaux et Touristiques, comme le montre ses projets de Bagnoles-de-L’orne (B’O Resort) et de Châtel-Guyon (Aïga Resort dont l’ouverture est prévue en 2020). Avec cette nouvelle acquisition, le groupe France Thermes devient donc propriétaire de l’ensemble des activités de la Compagnie des Eaux de Vichy, c’est à dire :

  • de la vente de l’eau minérale sous la marque « Vichy Célestins »,
  • de 2 établissements thermaux : les Thermes Callou et les Thermes Les Dômes,
  • de 6 hôtels,
  • du « Vichy Spa Hôtel Les Célestins 5* » composé du Vichy Thermal Spa, du Pôle
  • Santé Les Célestins et d’un hôtel 5 étoiles,
  • de la filiale Vichy Spa International,
  • du contrat de fourniture exclusive de l’eau thermale pour le groupe L’Oréal qui développe et commercialise la gamme cosmétique Vichy,
  • de la licence avec le groupe Carambar & Co pour la fabrication des pastilles de Vichy.

Cela permet au groupe de se positionner comme le 2ème acteur dans le secteur du thermalisme et du tourisme de santé en France.

  Quels projets pour Vichy ?

« France Thermes a pour vocation de créer des Resorts thermaux et touristiques aux personnalités fortes et uniques Dans chaque station thermale qu’il a exploité, le Groupe renforce l’identité spécifique, à partir de l’histoire et de leurs particularités, pour définir une offre au contenu distinctif et une identification singulière par la création d’une marque puissante ».

A l’heure actuelle, le projet final du futur Resort n’a pas été défini. Toutefois, le groupe laisse entendre que de très gros investissements financiers seront réalisés. Ils auront pour objectifs de soutenir la rénovation de l’existant tout en développant l’offre. Ce projet souhaite cependant conserver et valoriser l’environnement privilégié cette station thermale de renommée.

Source photo : http://www.destinationvichy.com

Source photo : http://www.destinationvichy.com