Maladies chroniques : un colloque le 4 juin 2015

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L’association Coopération Santé, en partenariat avec l’Association Française pour la Recherche Thermale (AFRETh), organise le 4 juin prochain un colloque sur le thème de “La Chronicité, une autre approche : des solutions concrètes innovantes pour l’accompagnement des malades chroniques”.

Ce colloque dédié à l’innovation dans la prise en charge des maladies chroniques sera notamment l’occasion d’aborder le thermalisme à travers l’intervention du Pr Christian Roques, Président du Conseil Scientifique de l’AFRETh, consacrée à “la cure thermale, espace temps d’innovation dans la prise en charge des patients chroniques”.

Le colloque aura lieu le 4 juin 2015, à partir de 8h45, au Palais Bourbon, salle Colbert, Paris VIIème.

La participation est gratuite mais nécessite une inscription obligatoire préalable avant le 26 mai sur le site de l’association Coopération Santé.

Association française pour la recherche thermale

Association française pour la recherche thermale

Plus d’informations sur le programme du colloque.

 

Le Printemps du Thermalisme en Auvergne : c’est parti pour la Semaine de la Découverte !

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Crédits photos : Thermauvergne/Joël DAMASE

L’Auvergne Thermale réitère en 2015 son opération “Printemps du Thermalisme” :

Des ateliers et des conférences santé

Dans le cadre du “Printemps du Thermalisme”, les 11 stations thermales auvergnates proposent durant les mois de mai et de juin une programmation spéciale de conférences médicales et d’ateliers santé. L’objectif de cette opération est de permettre au public de s’informer et de favoriser une démarche de prévention sur des thématiques de santé diverses (alimentation, stress, activité physique, mémoire, surpoids, etc.).

Quelques exemples de conférences et ateliers proposés :

  • Ateliers art-thérapie, musicothérapie
  • Conférence diététique
  • Conférence gestion du stress
  • Ateliers de relaxation, yoga, pilate, gymnastique douce, taï-chi, marche
  • Atelier de sophrologie
  • Ateliers nutrition

Retrouvez ici l’intégralité du programme de ces ateliers et conférences.

A noter que les tarifs des différentes activités proposées sont variables, renseignez-vous auprès de l’établissement thermal concerné.

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Crédits photos : Thermauvergne/Joël DAMASE

La semaine de la Découverte du Thermalisme en Auvergne

Envie de tester les soins pratiqués dans le cadre d’une cure thermale ? La Semaine de Découverte du Thermalisme en Auvergne débute aujourd’hui. Du lundi 18 mai au samedi 23 mai 2015,  les 11 stations thermales auvergnates vous ouvrent leurs portes et vous proposent de découvrir leurs pratiques. Sur réservation auprès de l’établissement thermal souhaité et pour un tarif de 30 euros par personne, vous avez la possibilité de bénéficier d’un forfait de 3 soins définis à l’avance (dans la limite des places disponibles). Selon la station thermale, vous aurez la possibilité de tester de nombreux soins thermaux, dont voici quelques exemples :

  • Bain hydromassant
  • Douche au jet
  • Piscine thermale
  • Cataplasme de boue
  • Modelage de la tête
  • Pulvérisation locale

Plus de renseignements disponibles sur le site Internet d’Auvergne Thermale.

Informations pratiques

Cette offre est accessible uniquement à partir de 16 ans.

Les stations thermales concernées par l’opération Printemps du Thermalisme sont les suivantes :

Les stations d’Auvergne Thermale vous accueillent selon disponibilité et uniquement sur réservation par téléphone. Prenez directement contact avec l’établissement thermal souhaité.

N’oubliez pas de prévoir dans vos bagages un maillot, un bonnet de bain ainsi que des sandales de bain anti-dérapantes.

Bonne découverte thermale !

Une nouvelle cure spécifique “Colopathie et M.I.C.I” aux Thermes de Châtel-Guyon

Affections digestives et thermalismeDu nouveau aux thermes de Châtel-Guyon !

L’année 2015 voit la création de nouvelles cures spécifiques par la station thermale auvergnate de Châtel-Guyon, dont une cure spécialisée dans les colopathies et les malades inflammatoires chroniques de l’intestin (M.I.C.I).

Les objectifs de la cure :

Cette cure spécifique “colopathie et M.I.C.I” vise à potentialiser les effets de la cure, liés aux nombreuses vertus des eaux thermales de Châtel-Guyon sur le plan général et sur le plan digestif en particulier (action équilibrante, anti-inflammatoire et réparatrice sur la barrière intestinale), en proposant une action préventive sur l’évolution de la maladie grâce à un accompagnement spécifique du curiste.

Au programme de la cure :

Cette cure spécifique propose un programme de soins adaptés à visée digestive (cure de boissons, cataplasme abdominal, bains, douche, entéroclyse, etc.) aux nombreux effets calmants, antispasmodiques, anti-inflammatoires, antalgiques ou relaxants sur l’appareil digestif.

La particularité de cette cure réside dans le fait que ces soins sont associés à un accompagnement thérapeutique, composé d’un certain nombre d’activités (groupes de parole, séances de sophrologie, qi gong ou yoga, atelier gestion du stress et de la douleur, atelier nutrition).

Ainsi, la cure “Colopathie et M.I.C.I.” a pour objectif d’accompagner les curistes souffrant de ces pathologies difficiles à gérer et de leur permettre de partager leurs expériences, de trouver les réponses à leurs questions et de s’informer pour mieux comprendre et apprendre à vivre mieux au quotidien avec leur maladie.

En pratique :

La cure spécifique “Colopathie et M.I.C.I” proposée par les Thermes de Châtel-Guyon est accessible en simple ou double orientation.

Elle est organisée à dates fixes, en sessions de 8 à 15 personnes, de ce fait la réservation préalable est obligatoire (à noter que le programme peut être annulé en dessous de 8 personnes).

Les prochaines sessions auront lieu :

  • du lundi 6 juillet au samedi 25 juillet 2015

  • du lundi 28 septembre au samedi 17 octobre 2015

Son coût est de 135 €, non pris en charge par l’Assurance maladie, en complément de votre forfait thermal de soins prescrit.

Plus d’informations sur la station thermale de Châtel-Guyon

Découvrir d’autres cures thermales spécialisées en affections digestives et maladies métaboliques

 

Remise de la note LesCuristes 2014 à Bourbon-Lancy

Note LesCuristes 2014 Bourbon Lancy

Pour cette nouvelle saison thermale , nous sommes allés à Bourbon-Lancy Vendredi 10 avril 2015 afin d’y remettre la note LesCuristes 2014.

Avec une excellente note de 4,5 sur 5, basée sur 23 avis certifiés en 2014, l’établissement thermal de Bourbon-Lancy se classe 2ème parmi les 103 établissements référencés sur LesCuristes.fr.

Cérémonie Note Bourbon Lancy LesCuristes 2014

Dévoilement de la note avec Didier Monssus (à gauche) et Benjamin Monssus (à droite)

Située en Bourgogne du Sud, la ville de Bourbon-Lancy offre aux curistes un véritable havre de paix pour suivre une cure thermale dans les meilleures conditions. Ouvert du 1er avril au 31 octobre 2015, les orientations traitées dans cet établissement sont la rhumatologie et les maladies cardio-artérielles. Afin de proposer en permanence de nouveaux soins et infrastructures aux curistes, un couloir de marche a été construit en 2013 et un séjour spécifique fibromyalgie a été créé permettant à la station thermale de Bourbon-Lancy de devenir la première station agréée par l’Agence Régionale de Santé pour son programme de soins Fibromyalgie.

Comme le soulignait Didier Monssus lors de la remise de la note, l’établissement de Bourbon-Lancy met l’accent sur la prévention santé en proposant notamment des conférences et ateliers thématiques aux curistes.

Station thermale Bourbon Lancy

A l’intérieur des thermes

Les avis récoltés au cours de l’année 2014 mettent de plus en avant la qualité des soins prodigués par un excellent personnel. Les curistes y sont en effet traités dans un environnement familial comme le souligne Laloue dans son commentaire du 16 octobre 2014 « …bravo, pour la première cure à bourbon nous avons été plus que satisfait, le personnel est tout simple génial et le directeur vraiment sympa et au contact des curistes… ».

Les Curistes Bourbon Lancy

L’établissement de Bourbon-Lancy, situé dans le quartier thermal de la ville, offre toutes les commodités nécessaires au curiste.

Il y trouvera en effet une large offre de logements qui répondra aux besoins de chacun. Le grand hotel, attenant aux thermes, offre une prestation de très bonne qualité et permet aux curistes de profiter du calme des lieux après leurs soins.

L’établissement propose de plus de nombreux studios à quelques mètres des thermes.

Le restaurant du grand hotel propose des formules spéciales pour les curistes, demi-pension ou pension complète, concoctées avec les produits du terroir. L’intervention d’une diététicienne lors de l’élaboration des plats permet de plus de proposer aux curistes des plats équilibrés.

Restaurant Bourbo Lancy

Le restaurant du Grand Hotel

Pour plus d’informations sur la station thermale de Bourbon-Lancy, vous pouvez visiter la fiche dédiée à la station ici.

Les thermes de Bourbon Lancy

Les thermes de Bourbon Lancy

Hotel des thermes de Bourbon Lancy

Le Grand Hotel des thermes

SENOTHERMES : Une étude clinique pour évaluer les bienfaits de la cure thermale dermatologique chez les patientes traitées pour un cancer du sein

Qu’est-ce que SENOTHERMES ?

Suite aux résultats significatifs apportés par l’étude observationnelle réalisée en 2010 par les Thermes de La Roche-Posay, SENOTHERMES est une nouvelle étude clinique mise en place depuis mars 2014 par l’Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support. L’AFSOS est une association scientifique et pluridisciplinaire qui oeuvre depuis 2008 auprès des professionnels de la santé dans le domaine des soins de support à toutes les étapes de la maladie cancéreuse (lutte contre la douleur, nutrition, soins palliatifs, accompagnement social, socio-esthétique, etc.). L’étude SENOTHERMES est réalisée en partenariat avec les thermes de La Roche-Posay, centre thermal de référence en dermatologie, et cofinancée par l’Union européenne. La coordination nationale de l’étude est réalisée par le Docteur Nicolas Jovenin, oncologue à l’Institut Jean Godinot de Reims.

Logo AFSOS

Quels sont les objectifs de l’étude SENOTHERMES ?

SENOTHERMES est une étude clinique unique en France et innovante pour la cancérologie et pour le thermalisme. Elle a pour objectif principal d’évaluer l’efficacité à 6 mois de la cure thermale à orientation dermatologique à La Roche-Posay dans la prise en charge des symptômes cutanés chez les femmes traitées pour un cancer du sein, cancer le plus fréquent chez la femme en France. Différents types de traitements peuvent être utilisés pour traiter un cancer du sein, seuls ou en association (chirurgie mammaire, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie et thérapies ciblées) qui engendrent de nombreux effets indésirables chez les patientes traitées. Parmi ces traitements et ces effets secondaires, l’étude se concentre plus particulièrement sur l’évaluation de l’amélioration de la xérose cutanée au niveau de la zone traitée (cicatrice(s) et champ d’irradiation) chez les patientes dont le traitement contre le cancer du sein associait la séquence chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie.

L’étude SENOTHERMES permet également d’évaluer un certain nombre d’indicateurs secondaires, tels que l’efficacité de la cure thermale sur la douleur au niveau de la zone traitée, sur la qualité de vie, sur le lymphoedème ou sur la mobilité du membre supérieur notamment.
De ce fait, cette étude est prometteuse pour évaluer et valider l’apport de la médecine thermale dans les soins de support en cancérologie.

Méthodologie de l’étude SENOTHERMES

Depuis mars 2014, 10 établissements hospitaliers ou cliniques, répartis sur le territoire français, participent à cette étude clinique :

  • L’Institut Jean Godinot de Reims
  • Le Pôle Régional de Cancérologie de Poitiers
  • L’Institut de Cancérologie de Lorraine
  • L’Institut d’Oncologie des Hauts de Seine Nord (IOHSN)
  • Le Centre d’Oncologie de Gentilly
  • Le Centre Hospitalier de Marne-La-Vallée
  • L’Institut de Cancérologie de l’Ouest – Centre de Lutte contre le Cancer René Gauducheau
  • L’Institut de Cancérologie de l’Ouest – Centre de Lutte contre le Cancer Paul Papin
  • La Polyclinique de Bordeaux Nord Aquitaine
  • Le Centre Hospitalier de la région Annecienne

Concernant sa méthodologie, l’étude SENOTHERMES est conçue comme un essai comparatif randomisé : 120 patientes seront incluses dans l’étude (12 patientes en moyenne par centre), réparties en deux groupes de 60, selon le schéma suivant :

  • Groupe “cure immédiate” : départ en cure thermale à La Roche-Posay entre 8 à 12 semaines après la fin des traitements spécifiques du cancer
  • Groupe “cure différée” : départ différé en cure thermale, après la fin du suivi de l’étude, soit au moins 9 mois après la fin des traitements spécifiques du cancer

La cure proposée dans le cadre de cette étude consiste en une cure thermale à orientation dermatologique à La Roche-Posay, d’une durée de 21 jours, durant laquelle vous bénéficierez des différents soins habituels pratiqués dans l’établissement ainsi que d’une surveillance médicale régulière afin de veiller au bon déroulement de votre traitement thermal.

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Déroulement et modalités de participation à l’étude SENOTHERMES :

La participation à l’étude SENOTHERMES requiert une durée de 32 semaines par patient et comporte :

  • Une visite d’inclusion : elle se déroule entre 4 et 8 semaines après la dernière séance de radiothérapie de la patiente. Elle permet d’obtenir le consentement éclairé de la patiente, de recueillir un certain nombre d’informations médicales (antécédents, traitements, comorbidités, etc.) et de réaliser l’évaluation initiale.
  • 3 visites de suivi permettant de recueillir différentes informations (consommation de soins, traitements, etc.) :
    • Evaluation post-cure : cette visite se déroule dans les 7 jours suivant la cure thermale et concerne uniquement les patientes appartenant au groupe “cure immédiate”.
    • Evaluation intermédiaire : elle se déroule 24 semaines (+/- 7 jours) après la dernière séance de radiothérapie et concerne les patientes des deux groupes.
    • Evaluation finale : la dernière visite se déroule 36 semaines (+/- 7 jours) après la fin des traitements spécifiques du cancer et concerne les patientes des deux groupes.

Participer à cette étude nécessite donc une certaine disponibilité et le respect des contraintes imposées par la méthodologie de l’essai. Les patientes du groupe “cure immédiate” qui ne débuteront pas la cure thermale dans les 12 semaines après la fin des traitements spécifiques du cancer seront sorties d’étude et remplacées.

L’étude SENOTHERMES s’adresse aux personnes concernées par les critères d’inclusion suivants :

  • Femme âgée de 18 ans ou plus
  • Patiente traitée pour un cancer du sein par la séquence chirurgie + chimiothérapie + radiothérapie
  • Fin des traitements spécifiques du cancer (dernière séance de radiothérapie) depuis au moins 4 semaines et au plus 8 semaines
  • Patiente souffrant de xérose cutanée au niveau de la zone traitée, avec une EVA > 4/10
  • Patiente ayant engagé des démarches administratives auprès de la sécurité sociale pour réaliser une cure thermale à orientation dermatologique dans l’établissement thermal agréé de La Roche-Posay
  • Patiente présentant un score OMS ≤ 2 (indicateur permettant d’évaluer l’état d’autonomie d’une personne)
  • Patiente disponible pour partir en cure pendant 21 jours
  • Patiente volontaire, avec consentement écrit signé

Un certain nombre de critères invalident au contraire la participation à cette étude :

  • Patiente traitée pour un cancer du sein par un autre traitement ou une autre séquence que « chirurgie + chimiothérapie + radiothérapie » (chimiothérapie néoadjuvante, chirurgie seule, chirurgie + radiothérapie sans chimiothérapie, etc.)
  • Patiente en cours de cycle de chimiothérapie ou de radiothérapie
  • Patiente porteuse d’une prothèse mammaire
  • Score OMS > 2
  • Présence d’une contre-indication au thermalisme : maladie inflammatoire en poussée, infections actives, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire chronique, hypertension artérielle labile, maladie bulleuse
  • Antécédent de maladie dermatologique chronique
  • Antécédent de participation à une cure thermale depuis la chirurgie du cancer du sein
  • Participation à un autre essai thérapeutique en cours
  • Personne privée de liberté par décision judiciaire ou administrative, sous mesure de protection juridique
  • Femme enceinte ou ayant l’intention de débuter une grossesse pendant la période de suivi (32 semaines maximum)
  • Absence de consentement écrit signé


Comment participer à l’étude SENOTHERMES ?

L’étude SENOTHERMES est à la recherche de candidates volontaires pour participer à ce projet.

Vous êtes en cours de traitement contre le cancer du sein, vous remplissez les critères d’inclusion énoncés plus haut et vous êtes intéressée pour faire une cure thermale post cancer dans la station thermale de La Roche-Posay, contactez le 06 20 25 01 60.

Pour plus d’informations : www.afsos.org

Les cures thermales post-cancer, une parenthèse bienfaitrice pour le corps… et l’esprit

Cure thermale post cancer

Les objectifs de la cure thermale post cancer

De plus en plus de stations thermales en France proposent des soins spécifiques pour accompagner les malades du cancer dans leur convalescence, au terme de traitements souvent lourds. A la fatigue s’ajoutent en effet les séquelles plus ou moins importantes des traitements anticancéreux, qui altèrent fortement la qualité de vie des patients en rémission de cancer.

S’il faut rappeler que la médecine thermale ne permet pas de traiter la maladie cancéreuse en évolution, les cures thermales constituent toutefois une nouvelle approche thérapeutique pour prendre en charge les conséquences physiques et psychologiques des traitements oncologiques, pour aider les malades à récupérer, à se réapproprier leur corps et à améliorer leur bien-être physique, moral et social.

Quelles sont les indications d’une cure thermale post-cancer ?

Les cancers concernés par la cure thermale post-cancer sont principalement le cancer du sein, les cancers ORL, digestifs, gynécologiques, le cancer de la peau et les suites de leucémie. De manière générale, la prise en charge concerne essentiellement les suites cutanées et/ou phlébologiques des traitements anticancéreux :

  • Les suites de chirurgie (exérèse, curage ganglionnaire, ablation du sein, reconstruction plastique) : cicatrices post-opératoires hypertrophiques, adhérentes ou douloureuses (tiraillements, picotements, fourmillements), perte de mobilité fonctionnelle, lymphoedème du bras

  • Les effets secondaires des traitements par radiothérapie ou chimiothérapie : brûlures, sécheresse persistante de la peau et des muqueuses, rougeurs, desquamation, prurit, syndrome palmo-plantaire, mucites buccales, douleurs articulaires, etc.

 

Quels sont les soins proposés ?

Les soins thermaux proposés sont réalisés à base d’eau thermale aux nombreuses vertus cicatrisantes, hydratantes et apaisantes. Ils sont dispensés quotidiennement durant votre séjour par un personnel formé et qualifié.

Selon la prescription de votre médecin, votre programme de soins comprend :

  • La douche filiforme : soin réalisé exclusivement par le médecin thermal, la douche filiforme est une douche à jets très fins qui permet une détersion délicate des lésions ou un massage du derme en profondeur et un assouplissement de l’épiderme.

  • Les pulvérisations locales : l’eau thermale est finement pulvérisée sur le visage et les muqueuses (oculaires, nasales, buccales), avec une action apaisante et émolliente sur les cicatrices et lésions cutanées.

  • Les pulvérisations générales : l’eau thermale est finement pulvérisée sur l’ensemble du corps, avec un effet apaisant, cicatrisant et anti-prurigineux sur la peau.

  • Les bains locaux ou généraux : ces bains chauds ont une action relaxante, hydratante, émolliente, anti-prurigineuse et cicatrisante.

  • Les massages sous eau thermale : ces soins sont pratiqués par un kinésithérapeute. ils permettent d’améliorer la souplesse cutanée par la mobilisation des différentes couches de la peau, d’activer la circulation veineuse et de favoriser le drainage.

  • La cure de boissons : elle consiste en une ingestion d’eau thermale, 1 à 2 fois par jour, selon la prescription du médecin thermal. L’eau thermale en cure de boisson agit ainsi de l’intérieur et fait profiter le corps de ses différentes propriétés diurétiques, dépuratives et rééquilibrantes.

  • Soins d’hydrothérapie buccaux (douche gingivale, pulvérisation buccale) : soins des affections des muqueuses bucco-linguales réalisés à base d’eau thermale, qui permettent de masser, d’hydrater et d’assainir la sphère buccale et pharyngée, avec un effet apaisant et décongestionnant.

Outre les soins thermaux, la cure est aussi une occasion pour les patients en suites de cancer de se ressourcer sur le plan psychologique, de prendre soin de leur corps et de retrouver confiance en soi. Elle permet également de partager son expérience avec d’autres personnes et de préparer le retour à la vie après le cancer. A cette fin, les curistes peuvent bénéficier d’un accompagnement personnalisé par l’équipe pluridisciplinaire de l’établissement (médecins, kinésithérapeutes, esthéticiennes, diététiciennes, psychologues, etc.), qui sera à l’écoute de leurs besoins et de leurs souhaits, à la recherche du mieux-être physique et moral de chacun.

Différents soins de support peuvent ainsi vous être proposés selon l’établissement thermal :

  • Soins esthétiques

  • Accompagnement psychologique

  • Groupes de paroles

  • Activité physique, gymnastique douce

  • Conférences et réunions thématiques pour échanger et se rencontrer

  • Atelier hygiéno-diététique

  • Activités diverses : cours de yoga, qi qong, relaxation, sophrologie, etc

A noter toutefois que ces soins complémentaires sont optionnels et ne sont donc pas toujours pris en charge par la Sécurité Sociale.

Pour quels bienfaits ?

Les bénéfices des cures thermales dans les suites de traitements anticancéreux sont aujourd’hui prouvés, et ce à différents niveaux.

Les études confirment en effet l’effet positif et durable des cures thermales dans l’amélioration des problèmes cutanés (sécheresse, démangeaisons, rougeurs, cicatrices), phlébologiques et fonctionnels :

  • Assouplissement et revitalisation de la peau

  • Amélioration des cicatrices pathologiques et réduction des adhérences

  • Accélération de la cicatrisation

  • Diminution des lymphoedèmes

  • Réhydratation, apaisement et diminution de l’inflammation des muqueuses

  • Amélioration de la circulation veino-lymphatique

  • Réparation des ongles

  • Amélioration du cuir chevelu et de la repousse

  • Diminution des rougeurs et des tâches pigmentaires

  • Apaisement des démangeaisons et picotements

  • Améliorations fonctionnelles

De plus, les bienfaits plus bien globaux des cures thermales ont été démontrés, concernant notamment l’acceptation de soi, de son image corporelle et l’amélioration de la qualité de vie des patients. Temps de transition après la prise en charge médicalisée du cancer et avant la reprise du cours normal de la vie, la cure constitue ainsi un moment privilégié pour prendre soin de soi sans se préoccuper du regard des autres, pour se ressourcer et retrouver un équilibre après les retentissements induits par la maladie, en soignant son corps et son esprit.

La cure thermale post-cancer en pratique, les réponses à vos questions :

- Quand faire la cure thermale post-cancer ?

Il est généralement conseillé d’attendre trois à quatre mois après la fin de vos traitements anticancéreux (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie), quand votre état général et immunitaire est stabilisé, avant de programmer une cure thermale post-cancer. Rappelons que la maladie cancéreuse en évolution est une contre-indication à la cure thermale. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou à votre médecin spécialiste.

- Combien de temps dure une cure thermale post cancer ?

Les cures thermales bénéficiant d’une convention avec la Sécurité Sociale ont une durée obligatoire de trois semaines consécutives, comprenant 18 jours de soins.

D’autres cures plus courtes (de 6, 12 ou 18 jours) peuvent également être réalisées dans certaines stations thermales, mais ne sont pas prises en charges par la Sécurité Sociale.

- Quelles sont les démarches à effectuer ?

L’inscription à une cure thermale conventionnée Sécurité Sociale nécessite une prescription de votre médecin traitant ou de votre médecin spécialiste (oncologue, chirurgien) mentionnant l’orientation de la cure.

Le choix de l’établissement thermal sera réalisé conjointement entre vous et votre médecin.

Après avoir réservé votre séjour auprès de la station thermale, adressez votre demande de prise en charge à votre centre de Sécurité Sociale. Vous recevrez votre accord de prise en charge dans les semaines suivantes. N’oubliez pas de contacter votre mutuelle pour connaître vos éventuels droits complémentaires.

Les séjours plus courts et mini-cures libres (non-remboursés par la Sécurité Sociale) sont réalisables sans prescription médicale.

- Combien ça coûte ?

La cure thermale de trois semaines comprenant 18 jours de soins est prise en charge par la Sécurité Sociale, de 65% à 100% du tarif conventionnel selon votre taux de couverture. Dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD), les frais médicaux et thermaux sont remboursés à 100% selon les tarifs conventionnés.

Toutefois certaines conditions doivent être remplies pour pouvoir bénéficier de cette prise en charge. En effet, l’établissement thermal doit être agréé et conventionné par l’Assurance maladie pour l’orientation thérapeutique prescrite. D’autre part, le patient est soumis à certains obligations :

  • Prescription médicale obligatoire

  • Durée de la cure fixée à 18 jours

  • Suivi intégral de la cure obligatoire (sauf interruption par le médecin ou en cas d’empêchement majeur du patient)

  • Une seule cure thermale par année civile autorisée

D’autres frais restent à la charge du curiste (ticket modérateur, soins complémentaires et prestations de confort, repas, etc.). Une aide aux frais de transport et d’hébergement peut être proposée sous conditions de ressources. Certaines mutuelles participent à ces différents frais, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre organisme complémentaire.

En revanche, les cures libres de durée plus courte restent totalement à la charge des patients.

- Ou faire la cure thermale post-cancer ?

Quelques établissements thermaux agréés et conventionnés par la Sécurité Sociale dans leurs indications dermatologiques et phlébologiques proposant des cures thermales post-cancer d’une durée de 18 jours :

Thermes Saint Gervais Mont Blanc (dermatologie)

Station thermale de la Bourboule (dermatologie)

Station thermale de La Roche Posay (dermatologie)

Station thermale de Luz Saint-Sauveur (lymphoedème)

Station thermale d’Argelès-Gazost (lymphoedème)

Station thermale de Brides-les-Bains (post cancer du sein)

Vichy Thermes Callou (post cancer du sein)

Station thermale Avène-les-Bains (dermatologie)

Station thermale de Luchon (rhumatologie)

Quelques établissements thermaux proposant des mini-cures spécifiques de réhabilitation post-cancer du sein (non remboursées) :

Station thermale de Gréoux-les-Bains

Station thermale de Cambo-les-Bains

Station thermale de Challes-les-Eaux

Station thermale Le Mont Dore

Station thermale Châtel-Guyon

Station thermale La Léchère

Cure thermale et gonarthrose

Cure thermale et gonarthrose

La gonarthrose est le terme médical pour désigner l’arthrose du genou. Elle est due à une dégénerescence progressive du cartilage. Cette pathologie se caractérise par des douleurs et des difficultés à se mouvoir qui gênent la vie quotidienne du malade.

Quel est l’intérêt des cures thermales dans le traitement de l’arthrose du genou ?

La prise en charge médicale de la gonarthrose repose à la fois sur des traitements médicamenteux (antalgiques, anti-inflammatoires, chondroportecteurs) et non médicamenteux (rééducation physique). Le traitement médical peut être complété par la crénothérapie, c’est-à-dire par la médecine thermale, qui est une option thérapeutique efficace, bien tolérée et sans effets indésirables, dans la prise en charge de l’arthrose du genou.

Etude de grande ampleur financée par l’Association française pour la recherche thermale (AFRETh) et publiée en octobre 2009, l’étude Thermarthrose démontre l’intérêt et l’efficacité de la crénothérapie dans le traitement de la gonarthrose par rapport aux autres traitements médicaux conventionnels. En effet, cette étude met en évidence les effets bénéfiques et durables des cures thermales, avec une nette amélioration des symptômes à moyen et long terme, tant au niveau du soulagement des douleurs (avec pour conséquence une moindre consommation de médicaments observée), que de l’amélioration durable des capacités fonctionnelles, de l’autonomie et de la qualité de vie des patients.

Quels sont les soins proposés dans les cures thermales  ?

Les cures thermales pour soigner la gonarthrose se déroulent généralement sur 3 semaines. Dès l’arrivée dans la station, 72 soins adaptés sont prescrits par le médecin thermal, qui seront administrés aux curistes pendant 18 jours, habituellement 6 jours sur 7, en complément de leur traitement habituel. Une équipe de professionnels de santé assure le suivi médical des curistes pendant toute la durée du séjour.

Ces soins reposent sur l’utilisation des propriétés physiques et chimiques des eaux minérales naturelles à des fins thérapeutiques (effet apaisant, sédatif, décontracturant). Les principaux soins thermaux proposés sont :

  • Application de boues

  • Application de vapeurs thermales

  • Douches au jet

  • Massages sous l’eau thermale

  • Bains chauds hydromassants

  • Séances individuelles ou collectives de kinésithérapie

  • Exercices de rééducation en piscine

En parallèle, la cure thermale est aussi un moment privilégié pour accompagner le curiste dans une approche globale de sa maladie. Ainsi, les soins peuvent être complétés par des séances d’éducation thérapeutique autour de thématiques diverses (ateliers diététique, ergonomie, hygiène de vie, soutien psychologique, gestion du stress, etc.). Ces soins éducatifs et préventifs permettent d’aider le curiste à adopter de nouveaux comportements pour ralentir la progression de sa pathologie et apprendre à mieux gérer sa vie avec sa maladie. Ils sont un complément indispensable pour renforcer les résultats et bénéfices du traitement médical.

Existe-t-il des contre-indications à la cure thermale contre l’arthrose du genou ?

Si les cures thermales sont en général bien tolérées, elles peuvent être contre-indiquées dans certains cas, notamment pour les personnes souffrant de maladies évolutives risquant d’être aggravées par la cure (pathologies inflammatoires en poussée, maladies infectieuses, cancers en phase évolutive). Il est de ce fait fortement conseillé de consulter un médecin avant de réaliser une cure thermale pour soigner les douleurs liées à la gonarthrose.

 

La cure thermale en pratique :

- Qui prescrit ?

La cure thermale peut être prescrite par le médecin généraliste ou le rhumatologue face à un diagnostic d’arthrose du genou, afin de compléter la prise en charge thérapeutique. Il est conseillé d’entreprendre les démarches nécessaires 4 à 6 mois avant le début de la cure.

- Quelle est la prise en charge ?

Seules les cures thermales prescrites par un médecin pourront bénéficier d’un éventuel remboursement. A savoir également que l’Assurance Maladie ne prend en charge que les soins thermaux, les autres frais (voyage, hébergement, etc.) sont à la charge du curiste. Pour une prise en charge par la Sécurité Sociale, un formulaire doit être complété et renvoyé à la Caisse d’Assurance Maladie.

- Où ?

En France, de très nombreuses stations thermales possèdent une orientation rhumatologique. Le choix de votre établissement sera décidé d’un commun accord entre vous et votre médecin, en fonction de différents paramètres à prendre en compte (localisation, hébergement, qualité de l’eau, techniques de cures proposées, double orientation, etc.).

Découvrez ici l’ensemble des stations thermales indiquées dans le traitement de la gonarthrose.

 

PSOTHERMES : Une étude pour évaluer l’efficacité des cures thermales dans la prise en charge du psoriasis en plaque

Qu’est-ce que le psoriasis ?

Le psoriasis est une dermatose chronique invalidante, qui se caractérise par des lésions cutanées érythémateuses accompagnées de squames, c’est-à-dire de croûtes épaisses. Ces lésions provoquent souvent de fortes démangeaisons et causent ainsi un sérieux inconfort pour les personnes souffrant de cette maladie. Il existe différents traitements médicamenteux pour soigner le psoriasis, ainsi que des traitements complémentaires comme le thermalisme.

Stop Psoriasis Concept on Open Hand.

Quels sont les objectifs de l’étude PSOTHERMES ?

Le projet PSOTHERMES, sponsorisé par l’Association française pour la recherche thermale, a été conçu par le CHU de Grenoble en collaboration avec le Groupe de Recherche sur le Psoriasis de la société française de dermatologie.

Son objectif est d’évaluer l’amélioration de la qualité de vie chez les personnes souffrant de psoriasis en plaque suite à une cure thermale dans l’indication de psoriasis.

Ni produits dermatologiques, ni médicaments ne sont à l’étude dans ce projet de recherche, le seul traitement à l’étude est une cure thermale ayant l’indication “psoriasis”, d’une durée de 18 jours. Cependant toutes les stations thermales ne sont pas concernées, l’étude PSOTHERMES se déroule dans les stations de Molitg, Avène, St Gervais, Uriage et La Roche Posay.

Comment se déroule l’étude PSOTHERMES ?

L’étude débute par une consultation médicale auprès d’un médecin référent qui réalisera un examen clinique de votre psoriasis et évaluera son retentissement dans votre vie quotidienne. Il pourra répondre à vos éventuelles questions et déterminera si vous pouvez participer à cette étude.

Après cette visite médicale, vous serez contacté(e) par téléphone pour fixer la période de votre cure thermale. Votre disponibilité est importante, sachant que pour les besoins de l’étude, cette cure sera réalisée à une période précise, selon un tirage au sort répartissant au hasard les patients en deux groupes afin de permettre une évaluation comparative :

  • Groupe A : cure immédiate, réalisée dans les 45 jours qui suivent l’inclusion dans l’étude

  • Groupe B : cure différée, réalisée dans les 45 jours après le sixième mois dans l’étude

Pendant votre cure au sein de l’un des centres thermaux participants, vous bénéficierez des différents soins habituels pratiqués dans les cures thermales à orientation dermatologique (douches filiformes, pulvérisations, massages, etc.), ainsi que d’une surveillance médicale régulière afin de veiller au bon déroulement de votre traitement thermal.

Suite à la cure thermale, des consultations médicales chez le médecin référent seront prévues à 4 mois et demi, 6 mois, 9 mois et 12 mois, afin d’évaluer l’évolution clinique de votre maladie et de recueillir des informations sur votre consommation de soins. Ces visites seront également l’occasion de remplir des autoquestionnaires permettant d’évaluer votre qualité de vie.

PSOTHERMES_PSORIASIS

 

Modalités de participation à l’étude PSOTHERMES :

Votre participation à l’étude PSOTHERMES se déroule sur 12 mois et nécessite une certaine disponibilité (18 jours pour effectuer la cure thermale, de manière immédiate ou retardée, à une date indépendante de vos souhaits). Il faut également savoir que vous ne pourrez pas participer à une autre étude clinique pendant cette période.

Les frais de cure, de transport et/ou d’hébergement sont pris en charge par le promoteur, à hauteur du tarif sécurité sociale en vigueur.

Qui peut participer à l’étude PSOTHERMES ?

La recherche PSOTHERMES concerne les personnes souffrant de formes modérées ou sévères de psoriasis et qui remplissent les critères suivants :

  • Diagnostic de psoriasis défini par un dermatologue

  • Ancienneté des symptômes ≥ 1an

  • DLQI > 10 (questionnaire de qualité de vie en dermatologie)

  • Traitement stable dans les 6 derniers mois

  • Age ≥ 18 ans

  • Patients volontaires pour une cure dans les 6 mois Affilié à la sécurité sociale ou bénéficiaire

  • Consentement signé

 

Un certain nombre de critères invalident au contraire la participation à cette étude :

  • Contre-indication au thermalisme

  • Photothérapie dans les 3 mois précédents

  • Psoriasis en gouttes, forme pustuleuse ou érythrodermique

  • Localisation unguéale isolée

  • Pathologie psychiatrique sévère ou psychose

  • Femme enceinte, parturiente ou allaitante

  • Cure thermale à orientation dermatologique dans l’année écoulée

  • Personne privée de liberté par décision judiciaire ou administrative, personne faisant l’objet d’une mesure de protection légale.

 

Comment participer à l’étude PSOTHERMES ?

L’étude PSOTHERMES est à la recherche de candidats volontaires pour participer à ce projet.

Si cela vous intéresse, contactez :

Monsieur Thomas COHEN

04 76 76 94 04

tcohen@chu-grenoble.fr

 

Les cures thermales en Aquitaine

Thermalisme Aquitaine

Le saviez-vous ?

Aquitaine signifie en latin « le pays des eaux ». Car, en plus d’être bordée par l’océan Atlantique, l’Aquitaine regorge de cures thermales. Elle est en effet la première région thermale de France, avec 30 des 103 établissements thermaux du pays. Ceci s’explique par la richesse de ses sous-sols aquatiques, gorgés de sels minéraux et oligo-éléments permettant d’offrir une large gamme de traitements aux curistes.

 

Les atouts de la région

L’Aquitaine est une région où il fait bon vivre. Son climat doux et ensoleillé et ses 250 km de côtes de sable fin s’étendant à perte de vue le long de l’océan Atlantique sont des atouts indéniables lui permettant d’attirer chaque année de nombreux visiteurs. A cela s’ajoutent d’autres multiples richesses naturelles comme la dune du Pyla, plus haute dune de sable d’Europe située sur le bassin d’Arcachon, la forêt de pins maritimes des Landes de Gascogne, plus grande forêt d’Europe ou encore les Pyrénées, terrain de jeux des amateurs de montagne.

L’Aquitaine, c’est aussi une région possédant un patrimoine historique unique reconnu par l’Unesco avec de nombreux sites classés comme Bordeaux, Saint-Emilion, la citadelle de Blaye et le verrou Vauban ou encore la Grotte de Lascaux en Dordogne.

Enfin, l’Aquitaine est avant tout un territoire riche de ses traditions. Au Pays Basque, des jeux, danses et fêtes typiques sont encore pratiqués et permettent de faire perdurer une culture locale forte. Les Landes possèdent aussi leurs propres traditions comme la course landaise ou les échassiers landais. Il serait dommage d’oublier de citer l’incroyable gastronomie traditionnelle de la région : foie gras des Landes, huîtres d’Arcachon, pruneau d’Agen…Les spécialités locales sont nombreuses et toujours aussi agréables pour les papilles gustatives de ceux qui les dégustent!

 

Les différents types de cures thermales en Aquitaine

Les stations thermales présentent en Aquitaine ne proposent pas les mêmes types de cures car elles ne soignent pas les mêmes maladies. Elles possèdent chacune leur spécificité, permettant de les classer en fonction de leurs orientations thérapeutiques.

  • La rhumatologie : 

La cure thermale permet aux personnes atteintes de rhumatismes de soulager la douleur et d’améliorer la souplesse des tissus articulaires. Différentes formules de cures peuvent être utilisées pour soigner les rhumatismes, la plus répandue étant celle d’une durée de 18 jours.

Plusieurs cures thermales sont orientées « rhumatismes » en Aquitaine : Cambo-les-Bains, Casteljaloux , Les Bains Saint Pierre , Eaux-Bonnes , Eaux-Chaudes, Eugénie-les-Bains, Préchacq-les-Bains, Saint-Paul-les-Dax, Salies-de-Béarn, Saubusse-les-Bains, Bains Sarrailh, Dax Adour, Grand Hôtel, Hôpital Thermal, les Thermes, Régina, Thermes Bérot, Thermes Borda, Thermes de l’Avenue, Thermes des Arènes, Thermes Foch, Thermes Lacroix, Thermes les Ecureuils, Thermes de Christus, Thermes des Chênes.

  • Les voies respiratoires :

La cure thermale permet de soulager les douleurs, d’améliorer la perméabilité nasale et la ventilation des voies aériennes. L’amélioration est progressive car les effets de la cure ne sont pas immédiats, d’où la nécessité de réitérer les cures la première année.

Plusieurs cures thermales sont orientées « voies respiratoires » en Aquitaine : Cambo-les-Bains, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes, Préchacq-les-Bains.

  • La phlébologie :

Les pathologies (jambes lourdes, varices, thrombose veineuse, séquelle de phlébite…) s’appuient essentiellement sur un traitement médicamenteux et des règles d’hygiène de vie rigoureuse (port de bas de contention).

La cure thermale peut-être un traitement préventif ou curatif. La cure thermale doit être envisagée sur le long terme, car les bienfaits de la cure sont progressifs. Quant aux effets, ils se ressentent au moins pendant les 6 mois qui suivent la cure.

Plusieurs cures thermales sont orientées «phlébologie» en Aquitaine : Les Bains Saint Pierre, Saint-Paul-les-Dax, Saubusse-les-Bains, Bains Sarrailh, Dax Adour, Grand Hôtel, Hôpital Thermal, les Thermes, Régina, Thermes Bérot, Thermes Borda, Thermes de l’Avenue, Thermes des Arènes, Thermes Foch, Thermes Lacroix, Thermes les Ecureuils, Thermes de Christus, Thermes des Chênes.

  • Les infections urinaires et maladies métaboliques :

La cure thermale dédiée vise principalement à traiter des problèmes de calculs rénaux et d’infections urinaires récidivantes grâce à l’eau thermale qui rééquilibre la composition des urines et qui accélère la diurèse (sécrétion d’urine par le rein).

Une cure thermale est orientée «infections urinaires et maladies métaboliques» en Aquitaine : Eugénie-les-Bains

  • La gynécologie :

Les pathologies (infections récidivantes, douleurs vaginales, troubles de la ménopause, règles douloureuses…) reposent principalement sur les traitements médicamenteux, mais les récidives régulières justifient la cure thermale comme traitement complémentaire.

Les soins à l’eau thermale, grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes permettent d’améliorer la qualité de la peau et des muqueuses.
De plus la cure thermale en gynécologie permet aux patients d’échanger entre eux sur la maladie, et de trouver des solutions dans la gestion du quotidien.

Deux cures thermales sont orientées «gynécologie» en Aquitaine : Salies-de-Béarn, Bains Sarrailh

  • Les troubles du comportement chez l’enfant :

La cure thermale est une réponse adaptée aux pathologies ostéo-articulaires ou d’énurésie chez l’enfant grâce à l’eau thermale, au climat, aux changements de lieu et de conditions de vie, même pour une période limitée au séjour thermal.

Une cure thermale est orientée «troubles du comportement chez l’enfant» en Aquitaine : Salies-de-Béarn

 

Zoom sur le département des Landes

Thermalisme dans les landes

Les Landes sont le premier département thermal de France et Dax la première station thermale française. Avec 72 351 curistes soignés en 2012, les Landes gardent leur position de leader des départements thermaux français.

14% des curistes français choisissent de faire leur cure thermale dans le département des Landes : 70% sont des femmes et leur moyenne d’âge est de 65,5 ans. Ces chiffres sont directement liés aux orientations thérapeutiques des eaux thermales landaises, étant donné que la majorité des curistes viennent pour des soins rhumatologiques. Les curistes arrivent d’Aquitaine (14%), d’Ile de France (11%), régions PACA et Pays de Loire (8%) puis des régions Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Bretagne et Nord Pas-de-Calais (6%).

L’activité thermale est indispensable pour le département. Elle génère un chiffre d’affaires de 86 millions d’euros en 2008 dont 58 millions réinjectés directement par les établissements dans l’économie landaise. L’impact de cette activité sur l’économie locale s’évalue à 169 millions d’euros se répartissant sur les hébergements, les commerces, les artisans locaux et les professionnels de santé. *

*Source : Conseil Général des Landes

Thermalisme et architecture, découverte de la station thermale de Contrexéville

Le thermalisme est une activité qui a connu plusieurs crises pour diverses raisons. Ainsi, les crises économiques et les guerres ont toujours obligé les stations à rebondir et à se moderniser pour faire revenir les curistes dans leurs établissements.

L’un des versants de ces différentes reconquêtes était l’architecture des stations. Nous avons donc décidé de nous intéresser à quelques stations représentatives. La première étape de cette série se situe dans le département des Vosges, il s’agit de Contrexéville.

Les thermes de Contrexéville ont fait l’objet de nombreuses transformations architecturales qui permettent de retracer à la fois l’histoire de la ville mais aussi l’évolution de l’architecture.

En 1820, un premier pavillon en bois fût édifié à l’emplacement de la source minérale Charles Bagard.

Il sera remplacé en 1885 par un pavillon en fer et verre caractéristique de cette seconde moitié du 19e siècle. Ces travaux furent menés sous la houlette de l’architecte départemental Francois Clasquin assisté par l’ingénieur nancéien Frédéric Schertzer qui s’inspirèrent du célèbre pavillon Baltard.

Cet ingénieur avait également travaillé sur la galerie de Vittel, station voisine de celle de Contrexéville.

Cette architecture constituée de fer et de verre est issue de la révolution industrielle qui a permis de faire baisser le prix de ces matériaux et de les standardiser. La finesse des profils et la proportion importante de vitrage ont ainsi permis des édifices très légers et lumineux.

Cet édifice sera cependant démoli pour laisser place à la prochaine époque d’un point de vue architectural. C’est ainsi que l’architecte Charles Méwès (1858-1914) sera mandaté pour rénover l’établissement entre 1908 et 1913. La pièce majeure de son projet sera une rotonde articulée par une galerie promenoir de 180m de long.

Si le style gréco-romain n’est pas particulièrement innovant, il cache un système constructif relativement neuf à l’époque, le ciment armé. L‘ancêtre du béton armé est dissimulé par un riche travail de céramique et de mosaïque qui donnera toute sa splendeur à l’édifice. La rotonde abrite symboliquement la source qui se matérialise par une fontaine de marbre rose et de céramiques de camaïeux de bleu qui rappellent la couleur symbolique de l’eau. Cette fontaine est surmontée par un statue des « verseuses » qui sont l’un des emblèmes de la ville. La coupole quasi religieuse est largement dorée et percée d’un oculus zénithal surplombant la source et venant renforcer la symbolique de l’eau salvatrice.

C’est ce bâtiment qui reste aujourd’hui le plus intéressant à découvrir par la richesse de ses décorations et par sa force symbolique.

Les multiples modifications, démolitions et reconstructions des bâtiments thermaux ont reflété le besoin des stations de se démarquer et d’afficher leur modernité en adaptant la forme architecturale de leurs édifices aux différentes époques stylistiques. Des architectes de renom ont bénéficié de moyens importants pour faire des stations des hauts lieux de villégiature et permettre de mêler soins thermaux, patrimoine et tourisme.

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IMG_7419 IMG_7401 Photo toucan toucan 2007 021

Sources :

http://www.vosgesaccueiltourisme.fr/

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=88114_4

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/contrexeville.htm

http://tourisme.vosges.fr/activites/Culture,mus%C3%A9esetpatrimoine/tabid/137/pid/977000285/items/1i2/sir/0/sdtw/0/Default.aspx?sa=0%2c947262#prettyPhoto

http://www4.culture.fr/patrimoines/patrimoine_monumental_et_archeologique/insitu/article.xsp?numero=&id_article=toulier-473

Crédits photos : Station thermale de Contrexéville