Journée mondiale de la sclérose en plaques 2019. Pourquoi ne pas soulager les douleurs en cure thermale ?

Le jeudi 30 Mai 2019 est la Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques. La sclérose en plaques est une maladie dégénérative, douloureuse et invalidante.  La cure thermale se présente comme un traitement complémentaire  permettant d’améliorer la qualité de vie des patients.

 

Journée mondiale de la sclerose en plaques

Souvent méconnue, la sclérose en plaques touche plus de 100 000 personnes, en France, dont 75 % sont des jeunes femmes. Cette maladie est une affection neurologique inflammatoire, auto-immune et dégénérative touchant le système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière). C’est une maladie évolutive dont la progression est imprévisible.

Les lésions entrainées par la sclérose en plaques sont très nombreuses. Elles ont d’importantes conséquences sur la qualité de vie personnelle et professionnelle du patient.

Les symptômes évoluent en fonction de chaque patient, de la provenance des lésions et du stade de la maladie. On retrouvera certains des symptômes suivants :

  • des troubles visuels,
  • des troubles sensoriels (engourdissements, fourmillements, sensation de brûlure),
  • des troubles cognitifs (trouble de la mémoire, de l’attention, ralentissement du traitement de l’information),
  • des troubles urinaires,
  • des troubles sexuels,
  • des troubles de l’anxiété,
  • d’importantes douleurs dues à l’atteinte nerveuse,
  • une fatigue chronique.

 

Le schéma de la maladie de la sclérose en plaques

L’origine de la sclérose en plaques n’est pas totalement identifiée.  De ce fait, aucun traitement curatif n’existe. Des traitements  permettant d’atténuer certains symptômes sont donc mis en place. Certaines pratiques alternatives, notamment le thermalisme, permettent d’améliorer les symptômes et apportent un certain confort aux patients.

Les bénéfices d’une cure thermale dans le cas de la sclérose en plaques.

 La réalisation d’une cure thermale vient en complément d’un traitement médical. En aucun cas le thermalisme ne peut guérir cette pathologie.

Source photo : www.chainethermale.fr

Source photo : www.chainethermale.fr

 La réalisation d’une cure thermale en neurologie, en complément d’un traitement médical, a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des patients.

Ce type de séjour se base sur des soins d’hydrothérapies (bains, douches), des massages et des soins de mobilisation en piscine. Ces soins ont pour objectif de diminuer les douleurs tout en conservant une certaine mobilité.

Dans quels établissements peut-on bénéficier d’une cure thermale pour la sclérose en plaques ?

En France, il existe 3 établissements thermaux ayant l’orientation en neurologie.

 

Cet établissement propose un module spécifique « Sclérose en plaques ». Ce module se greffe sur la base d’une Cure Thermale en Neurologie qui peut être complétée par des soins en Rhumatologie (si double indication thérapeutique).
Au programme du module complémentaire, en plus des soins thermaux, des ateliers d’ergothérapie, de sophrologie et de musicothérapie.
Ce module n’est pas pris en charge par la sécurité sociale.

 

Dans cet établissement, la cure thermale en Neurologie, est indiquée dans la prise en charge des symptômes de la sclérose en plaques.
Au programme de la cure thermale conventionnée de 21 jours : massages, bains, aérobains et douches.
Il n’y a pas de module complémentaire. La cure thermale est partiellement prise en charge par la sécurité sociale (le complément peut être effectué par une mutuelle).

 

Un module spécifique est proposé en parallèle de la cure thermale Neurologie. Ce module permet de retarder au maximum l’évolution de cette pathologie en limitant  la perte des mouvements, de la vision, de la parole ou encore de la mémoire.
Au programme, en plus des soins thermaux : des séances de relaxations, des groupes de parole, des modelages et des séances de gymnastiques adaptées.
Ce module n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. 

 

Une cure thermale peut-être prise en charge par la sécurité sociale et par votre mutuelle. Pour ce faire, celle-ci doit faire l’objet d’une prescription médicale (médecin traitant ou spécialiste) et durera 21 jours. Les soins seront réalisés du lundi au samedi sans interruption.