Arrêter de fumer grâce aux cures thermales ?

Patchs, substituts nicotiniques, chewing-gums, cigarettes électroniques, hypnose, livres, acupuncture, ligne d’appels téléphoniques, coachings, etc,  tous ces moyens sont des aides aux fumeurs désirant dire stop au tabac.

Quelle relation avec les cures thermales ?  Peuvent-elles End of smokingaider au sevrage tabagique ? Quelles sont elles ? Comment procèdent elles ?

1. Rappel sur le tabac

La tabac est un produit psychoactif manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes de tabac.

Il génère une forte dépendance et sa consommation est responsable de 6 millions de décès par an dans le monde, ainsi que de nombreuses maladies (maladies cardiovasculaires et cancers entre autres), dont le risque peut être diminué avec l’arrêt de sa consommation.

Au cours des années de lutte contre celui-ci, les pharmacie ont accueilli un grand nombre d’aides anti tabac, aidant les fumeurs à se sevrer de leur dépendance.

Certains établissements proposent des cures de « sevrages tabagiques » afin d’entourer le fumeur dans sa quête de liberté face au tabac.

2.  Les cures « sevrages tabagique ».

En France, on dénombre quelques établissements thermaux proposant ce service d’aide-tabagique, ils se situent à Luchon, au Boulou, à Castera-Verduzan ou à Challes-les-eaux….

Que proposent elles?

Elles proposent aux fumeurs une prise en charge globale et pluridisciplinaire afin d’entourer le curiste dans chaque étape du processus d’arrêt.

La durée de la cure sevrage tabagique dépend de la première consultation avec le médecin tabacologue, après que celui-ci, ait dressé le profil « fumeur » et le niveau de dépendance du curiste. Ensuite, il lui sera proposé de participer à divers soins thermaux, séances de sport, diététique ,de sophrologie….

Par exemple, la cure du Boulou propose :

  • 9 soins thermaux de détente et de rééducation à l’effort
  • 3 séances de gymnastique respiratoire suivies de séances de relaxation
  • Accès libre au vaporarium
  • 9 séances d’APA à l’Espace Fitness
  • 1 marche thérapeutique : initiation à la marche nordique
  • 1 consultation de sophrologie
  • 1 consultation avec une diététicienne
  • 2 consultations avec le médecin tabacologue

Comme vous pouvez le voir, aucune dimension psychique et physique n’est laissée au hasard:  de la consultation médicale avec un tabacologue, en passant par la relaxation, l’accès au vaporium (unique en Europe, bain de vapeur naturel  formé par des galeries  souterraines naturelles où l’eau thermale sulfurée filtre à travers les parois créant une sorte de hammam à 42 degrès.) le curiste n’est pas seul face à son addiction.

Le centre thermal de Luchon, propose sensiblement les mêmes soins, et insiste sur son suivi post cure permettant de garder le contact et de faire un point et si besoin d’apporter des informations complémentaires pour aider le curiste à un arrêt durable du tabac..

3. Diététique & tabac?

Comme le propose les cures thermales, des consultations diététiques sont intégrées dans le programme de sevrage. Pourquoi?

Car il est démontré que lors de l’arrêt du tabac, le fumeur prend du poids suite à une diminution de son métabolisme de base (augmenté auparavant par la nicotine), ainsi que fréquemment suite à une compensation alimentaire.

Dans les cures thermales, la diététicienne aura pour but d’aider le futur ex-fumeur à maintenir son poids et surtout à ne pas en prendre.

Elle l’aidera à équilibrer au mieux son alimentation, ainsi qu’à lutter contre les éventuelles  compensations alimentaires qui pourraient survenir.

Ne laissez plus partir votre santé en fumée.

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Les bains thermaux

La balnéothérapie est la base d’une cure thermale, ce soin se déroule pour le curiste sous la forme d’une immersion dans une eau à une température variant entre 34°C et 38°C. Lors d’une cure thermale de 3 semaines (18 jours), le curiste effectuera un bain quotidien.

Il existe différents types de bain afin de proposer aux curistes le soin adapté à leurs problèmes.

Le bain d’eau minérale

Ce bain est le plus simple et consiste à mettre l’épiderme du curiste en contact avec les agents actifs contenus dans l’eau minérale. Cela entraine des échanges chimiques entre le corps et l’eau thermale. Outre cela, le bain d’eau minérale peut avoir d’autres intérêts selon la température de l’eau, il aura par exemple une action vasodilatatrice et antalgique si la température de l’eau est élevée.

Le bain avec douche sous marine

Pour ce type de bain, le curiste est dans un bain et reçoit en même temps une douche chaude ciblée sur la zone douloureuse ou affectée. Cela est effectué par un agent thermal.

Le bain avec douche en immersion

Dans un bain, le curiste reçoit des jets d’eau sous pression selon le programme de la baignoire. Ce soin permet d’effectuer des massages généraux ou localisés.

Le bain local

Ce type de bain est administré pour traiter sélectivement une partie du corps, on parle alors de manuluve lorsqu’il s’agit des mains, et de pédiluve lorsqu’il s’agit des pieds. Ces bains sont utilisés dans lors du traitement de certains rhumatismes.

L’aérobain

Dans ce bain, des microbulles d’air sont diffusées depuis le fond de la baignoire. Ces bulles d’air, en effleurant la peau du curiste, produisent un effet sédatif et assouplissant de la peau.

Les bains collectifs

Il existe aussi des traitements en bains collectifs dans lesquels les curistes effectuent des mouvements. On parle alors de couloir de marche ou piscine de mobilisation.

Les douches thermales

Les douches thermales sont un des nombreux types de soins dispensés dans une station thermale. Il existe différentes douches thermales selon l’orientation thérapeutique afin d’offrir le traitement idéal aux curistes (puissances du jet, pression, débit, localisation..).

La douche au jet

Ce type de douche est le plus courant lors d’une cure thermale. Il est réalisé dans une salle dans laquelle le curiste se tient debout en se tenant à une barre fixée au mur. Il reçoit alors un puissant jet avec un débit important d’eau envoyé par un agent thermal situé à cinq mètres du curiste.

Douche thermale au jet

Douche thermale à Thonon les Bains

En début de soin, l’eau est à une température comprise entre 36°C et 39°C, elle refroidit vers la fin du soin.

L’agent thermal peut cibler une partie ou tout le corps selon l’orientation thérapeutique. Il ciblera par exemple le thorax lorsqu’il s’agit de l’orientation voies respiratoires, ou l’abdomen pour l’orientation affections digestives).

La douche filiforme

Ce type de douche consiste à utiliser un jet fin sous haute pression réglable par la distance entre l’opérateur du soin et le curiste. Cette douche est effectuée par le médecin thermal pour un traitement très ciblé des lésions, notamment des maladies de peau.

La douche de vapeur

Cette douche est prescrite dans le cadre d’une cure thermale pour les affections des voies respiratoires. Un jet de vapeur est projeté sur le thorax afin de créer un phénomène de révulsion. 

La douche baveuse

Cette douche est administrée avec une lance à embout plat sans pression afin de laisser couler l’eau.

La douche de Vichy

Le curiste, allongé sur le ventre, reçoit une douche sous affusion d’eau thermale et un massage à 4 mains réalisé par deux hydrothérapeutes.

La douche sous immersion à haute pression (en piscine)

Ce type de douche se déroule en piscine avec d’autres curistes. Le curiste debout dans l’eau, est massé par un jet d’eau thermale sous-marin. C’est un soin utilisé notamment pour traiter les sciatiques.

Les boues thermales

De nombreuses stations thermales proposent des soins à base de boue thermale lors des cures thermales proposées aux curistes. La boue thermale est issue du mélange de l’eau thermal et d’un matériau solide qui peut être du limon ou de l’argile.

Il existe deux grands types de boues, les boues maturées ou « péloïdes » ou les boues extemporanées.

Les boues maturées ou « péloïdes » sont issues d’un substrat solide (limon ou argile) et de l’eau. Ce mélange, ayant maturé de 4 à plusieurs semaines, permet le développement de bactéries et d’algues aux propriétés thérapeutiques. Avant l’utilisation de la boue, un contrôle de la qualité bactériologique est effectué.

Les boues extemporanées sont préparées juste avant l’application en soin. Le mélange entre l’argile et l’eau entraine des échanges entre les différents minéraux.

L’application des boues peut se faire soit par cataplasme, soit en bain.

Les bains de boue se prennent dans des petits bassins dans lesquels la boue est pompée en permanence afin d’assurer une bonne hygiène et une qualité optimale de la boue.

En cataplasme, la boue thermale est appliquée sur tout le corps ou sur des zones particulières, cela pendant une quinzaine de minutes. La température de la boue doit toujours être supérieure à celle du corps de curiste, sans pour autant dépasser les 50°. Lorsque la boue refroidit, on enveloppe le corps dans un drap et enfin dans une couverture pendant 10 minutes, on appelle cela la sudation.

Cataplasme boue thermale

Traitement des voies respiratoires lors d’une cure thermale

Les pathologies des voies respiratoires sont le deuxième motif de séjour en station thermale (45 000 personnes en 2013). Les cures thermales sont en effet recommandées pour le traitement des pathologies des voies respiratoires, supérieures et inférieures (chronique, infectieuses ou allergique).

Lors d’une cure thermale pour voies respiratoires, un curiste effectue six soins journaliers effectués par le curiste lui-même, par un masseur kinésithérapeute ou un médecin.

Il existe des soins généraux et des soins locaux qui varient en fonction des pathologies. Parmi les soins généraux, on retrouve la cure de boisson, le vaporarium, les exercices respiratoires ou le drainage postural..

Au niveau des soins locaux, on retrouve les gargarismes, le bain nasal, les irrigations nasales, l’humage.. et des soins spécifiques pratiqués directement par le médecin thermal comme les insufflations tubulaires de gaz thermal, le pistolet pharyngien ou le lavage/drainage des sinus (méthode de Proëtz).

Il existe cependant des contre-indications pour les affections aiguës (maladies contagieuses de la petite enfance, primo infections récentes) et des contre-indications permanentes (cancers, mucoviscidose, reflux gastro-oesophagien, insuffisance respiratoire ou cardiaque).

Pour toutes informations complémentaires, contactez et demandez conseil à votre médecin traitant.