L’organisation du séjour thermal : Le choix de la station

Plus de 100 stations thermales existent aujourd’hui en France. Sur quels critères se baser et comment se décider pour un établissement thermal en particulier ?

 

Le choix de la station thermale se fait en étroite concertation avec le médecin traitant du curiste. Un certain nombre de conditions doivent être respectées :

  • L’établissement thermal choisi doit être agréé et conventionné par l’Assurance Maladie pour les orientations thérapeutiques prescrites.

  • Il dépend premièrement de l’indication thérapeutique qui devra être traitée lors du séjour thermal. Chaque station propose en effet une ou plusieurs indications bien spécifiques qui dépendent de la nature de l’eau thermale. Votre médecin vous aidera ainsi à déterminer l’établissement thermal qui sera le mieux adapté au traitement de votre pathologie et qui répondra à vos besoins.

  • Si deux stations proposent le traitement de la même orientation, ce qui est souvent le cas, le médecin doit en principe vous proposer l’établissement thermal le plus proche de votre domicile, les frais de déplacements seront ainsi mieux remboursés par l’Assurance Maladie. En effet, le remboursement éventuel des frais de transport se fera sur la base de la distance séparant le lieu de prise en charge du curiste de la station thermale la plus proche proposant l’orientation thérapeutique prescrite par le médecin. Il est cependant possible de déroger à cette règle si vous souhaitez retourner par exemple dans la station dans laquelle vous avez vos habitudes, ou tout simplement pour découvrir une nouvelle région et profiter des bienfaits du climat, de l’air de la montagne…

 

Afin de trouver la station thermale qui vous convient le mieux, LesCuristes.fr vous offre les informations les plus pertinentes, et surtout l’avis d’anciens curistes. La cure n’occupera que la moitié de votre journée, il est donc primordial pour vous d’occuper votre temps libre avec des activités de détente et de loisir.

La décision dépendra cependant uniquement du médecin lorsque le patient souffre d’une affection de longue durée et que la pathologie est prise en charge à 100%.

Pour conclure, souvenez-vous que les seuls cas où un avis préalable du médecin de la caisse d’assurance est requis sont pour :

  • Une hospitalisation du curiste
  • Une cure thermale consécutive à une maladie professionnelle ou à un accident du travail
  • Une cure à l’étranger

 

Retrouvez le dossier pour tout savoir sur l’organisation d’un séjour thermal :

 

La constipation traitée en cure

La constipation se définit par un retard d’évacuation des selles et touche un grand nombre de personne. En effet, en France 30% de la population adulte souffre de ce trouble intestinal dans  une proportion d’un homme sur quatre et d’une femme sur deux.

Certaines cures thermales proposent des soins visant à soulager le patient constipé, quelles sont-elles, comment procèdent-elles?

Définition

La constipation est un désordre digestif complexe qui correspond à une insatisfaction lors de la défécation, due soit à des selles peu fréquentes, soit trop sèches et ayant sejournés trop longtemps dans l’intestin.

La constipation en elle-même n’est pas une maladie, mais bien un symptôme.

On distingue deux types de constipations :

- Les constipations secondaires d’origine organique, lésionnelle, maladive ou médicamenteuses retrouvées par exemple dans les hypothyroïdies, carence vitaminique en vitamine B1, hypokaliémies, colites (dont la sigmoïdite), maladies névrotiques, dépression, tumeurs pelviennes, tumeurs du colon, rectales….

- Les constipations fonctionnelles chroniques primitives dues à un mauvais fonctionnement de l’intestin ( souvent lié au mode de vie) et non dues à une atteinte ou lésion de l’intestin en lui-même : alimentation pauvre en fibres, vieillesse, perte de musculature abdominale, stress, sédentarité, sous hydratation, retenues fréquente  d’aller à la selle….

La constipation s’accompagne parfois de flatulences, ballonnements, douleurs abdominales.

Les cures thermales et les constipations

Après consultation auprès de leur médecin, et éviction de tout risque de lésion intestinale le curiste peut se faire prescrire une cure thermale afin de l’aider à combattre ce mal récidivent qu’est la constipation.

Les cures de Châtel Guyon,Plombière, Capvern-les-bains, Vichy, Le Boulou…  proposent des soins spécifiques à la lutte contre la constipation.

Quels sont-ils ?

- Une cure de boisson : comme expliqué dans les précédents articles, la composition de l’eau thermale est variable d’une cure à l’autre : eau magnésienne, bicarbonatée…

- le goutte à goutte intestinal (entéroclyse) : à l’aide d’une canule, on introduit de façon progressive une petite quantité d’eau thermale (de 80 à 300g selon les cas).

-Ces soins sont associés à des soins externes (massages , douches, bains, massages digestifs…), mais également à une reprise des activités physiques et une remise au point du régime alimentaire.

Constipation et diététique

Lorsqu’un curiste est constipé, la diététicienne ou le médecin de la cure lui fournira quelques conseils alimentaires afin de faciliter la défécation. En effet, la constipation est souvent l’association d’une alimentation pauvre en fibres, d’une faible consommation d’eau et d’un bol alimentaire peu volumineux.

On conseillera alors d’opter pour une alimentation riche en fibres: fruits, légumes, céréales (complètes), son de blé, d’éviter les aliments réputés constipant comme le thé de chine, le riz blanc, les carottes cuites, le chocolat, et la banane par exemple.

Également, on conseillera de boire 1.5 à 2L d’eau par jour, et de préférer des eaux magnésienne comme Hépar par exemple.

 

 

L’organisation du séjour thermal : la prescription par le médecin

Afin de vous informer au mieux sur les étapes importantes à ne pas manquer lors de l’organisation de votre séjour thermal, LesCuristes.fr vous propose ce dossier d’aide à la préparation d’un séjour thermal.

Première étape : La prescription

La prescription d’une cure thermale

Afin d’être remboursée par l’Assurance Maladie, la cure thermale doit permettre de guérir une pathologie ou affection figurant sur la liste des orientations de la sécurité sociale. Si la pathologie y figure, la cure doit obligatoirement, comme tout autre traitement, être prescrite par le médecin traitant du patient ou par un spécialiste dans la pathologie concernée, par exemple un rhumatologue pour des problèmes d’arthrose…

En France, seules les affections ou pathologies suivantes peuvent motiver une cure thermale conventionnée prise en charge par l’Assurance Maladie :

La première étape consiste donc à consulter votre médecin plusieurs mois (4 à 6 mois sont conseillés) avant votre date souhaitée de départ en cure.

Le rôle du médecin est important dans la prescription d’une cure, il existe en effet des contre-indications. Les affections de longue durée, lorsqu’elles sont en période évolutive, sont par exemple des contre-indications aux soins thermaux.

A l’occasion de cette consultation médicale, votre médecin complétera le questionnaire de prise en charge en indiquant l’orientation thérapeutique, simple ou double, pour laquelle la cure est demandée en fonction de l’affection dont vous souffrez et vous le remettra pour l’envoyer à votre centre de Sécurité Sociale.

 

La cure thermale pour 2 orientations thérapeutiques différentes

Il est possible pour un patient de traiter deux pathologies différentes lors d’une seule cure thermale. Votre médecin doit alors vous prescrire une cure traitant les deux orientations thérapeutiques. Pour trouver la station thermale qui traite vos différentes pathologies, rendez vous sur la liste des stations thermales.

 

Conditions particulières à respecter :

De plus, un certain nombre de conditions liées aux soins et à l’établissement thermal doivent être respectées pour que la cure soit prise en charge.

En effet, la Sécurité Sociale ne rembourse qu’une seule cure thermale par année civile et par affection. La prise en charge d’une cure thermale par l’Assurance Maladie n’est valable que pour l’année civile en cours. Si celle-ci est accordée en fin d’année, il est cependant possible pour le curiste d’effectuer la cure en début de l’année suivante.

La durée d’une cure thermale est de 18 jours de traitement. Le fait d’interrompre une cure ne donne par le droit au remboursement des soins par la Sécurité Sociale. Il existe cependant des cas de force majeure ou des raisons médicales qui donnent le droit au curiste d’arrêter sa cure.

Si l’Assurance Maladie ne couvre pas 100% des frais de cure, vous pouvez toujours demander à votre mutuelle santé de compléter le remboursement.

 

 

Retrouvez le dossier pour tout savoir sur l’organisation d’un séjour thermal :